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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : la galère des Isérois, bloqués à l'étranger

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Par , France Bleu Isère

C'est la panique pour les 130 000 Français, actuellement en voyage à l'étranger. Quand ils ont appris que le confinement avait été décrété dans l'Hexagone, cela a été la course contre-la-montre pour trouver un avion et rentrer. Les isérois n'ont pas été épargnés par la galère du retour.

Un aéroport, à l'heure du confinement
Un aéroport, à l'heure du confinement © Maxppp - Nathalie Saint-Affre

Les trois isérois que nous avons joints ont tous eu le même sentiment. Celui de se sentir abandonnés par la France, isolés, sans information, sans aide, comme Muriel, ambulancière à Vienne. 

Muriel a dormi cinq nuits, par terre, dans l'aéroport de Marrakech

Elle s’était offert une semaine de vacances au soleil de Marrakech. Elle a mis cinq jours à rentrer à Lyon. Son vol a d'abord été annulé et elle a dû dormir par terre à l’aéroport, entourée de centaines d'autres passagers, parmi lesquels de nombreux enfants. 

Elle raconte : "On était les uns sur les autres. On se lavait comme on pouvait dans les toilettes de l'aéroport. On mangeait dans les petits snacks de l'aéroport. Durant 5 jours, j'ai fait la queue pendant des heures pour enfin obtenir le précieux sésame. Il y a eu bien sûr du marché noir, avec des billets à 4000 euros, mais moi, je ne pouvais pas aller sur ce terrain-là. "

"On s'est sentis abandonné par la France" - Fiona, une étudiante grenobloise bloquée à Marrakech

Elle veut rester positive : "J'ai fait de belles rencontres. Y a eu de la solidarité et puis des marocains sont venus nous apporter à manger. Cela faisait chaud au cœur !" Aujourd'hui, elle pense à tous ses compatriotes toujours bloqués au Maroc, alors que, dimanche, l’aéroport de Marrakech sera fermé, sur décision du roi du Maroc.

Bloqué à Alger, sa famille se démène pour le faire rentrer

Il y a aussi Joseph, bloqué à Alger où il s’était rendu pour son travail. Depuis la France, sa famille s'est démenée pour lui trouver un vol. Sa fille était inquiète car la santé de son père est fragile et il n'aurait pas pu tenir très longtemps sans ses médicaments. Mais selon elle, il y a encore d'autres Français comme son père, coincés à Alger, où ils s'étaient rendus pour des raisons professionnelles.

La galère d'une étudiante grenobloise

Enfin, nous avons eu Fiona au bout du fil. Cette étudiante grenobloise de 25 ans qui termine sa thèse était partie au Mexique pour ses recherches. Ayant appris que le confinement était mis en place en France, elle a essayé d'avancer son retour de deux semaines. Là encore, ce fut la galère. Les prix des billets ont explosé. L'ambassade de France était débordée, expliquant qu'il fallait se débrouiller seul, car tant qu'il y avait des vols commerciaux, il n'y aurait pas de rapatriement. 

Le Mexique, porte d'entrée de l'Amérique du Sud pour le retour en France

"Il y avait beaucoup de Français avec moi, car le Mexique est le seul pays d'Amérique latine à ne pas avoir encore fermé ses frontières. Donc, on se disait tous qu'on pourrait rentrer depuis le Mexique en France et cela a créé un véritable engorgement. C'était une ambiance bizarre, tout était fermé dans l'aéroport et il n'y avait personne pour nous renseigner." Là encore, les prix des billets se sont envolés, jusqu'à 8000 euros pour certains. Finalement, Fiona a réussi à rentrer à Lyon, hier soir, via Madrid. Mais, nous a-t-elle confié, il reste encore beaucoup de Français en rade au Mexique.

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