Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la hausse des cas chez les jeunes inquiète, l’impact du variant britannique difficile à évaluer

-
Par , France Bleu

Le taux de positivité des tests chez les enfants et adolescents progresse selon Santé Publique France. Fermer à nouveau les écoles n'est toutefois pas à l'ordre du jour assure l'exécutif qui travaille sur plusieurs hypothèses pour endiguer la propagation du virus chez les plus jeunes.

Le conseil scientifique recommande de laisser les écoles ouvertes, avec des "mesures de surveillance beaucoup plus strictes" (illustration).
Le conseil scientifique recommande de laisser les écoles ouvertes, avec des "mesures de surveillance beaucoup plus strictes" (illustration). © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/NICOLAS CREACH

Le gouvernement pourrait annoncer de nouvelles restrictions sanitaires visant à endiguer l'épidémie de Covid-19 sur le territoire, jeudi, lors d'une conférence de presse. L'apparition de nouveaux variants, et la hausse du taux de positivité des tests chez les moins de 20 ans notamment préoccupent les autorités. Pour l'heure, fermer à nouveau les écoles n'est pas à l'ordre du jour. L'exécutif ne l'envisage qu'en "dernier recours". Plusieurs autres hypothèses sont cependant à l'étude pour limiter la propagation du virus au sein des établissements.

Taux de positivité en hausse chez les moins de 20 ans

Selon Santé publique France (SPF), le taux de positivité - c'est à dire la proportion de tests positifs par rapport à l'ensemble des tests réalisés, positifs ou négatifs - avoisine désormais les 10% chez les moins de 10 ans et les 8,5 % chez les 10-19 ans. Des chiffres supérieurs à celui de la population générale (6,5 % le 12 janvier) et à ceux publiés début janvier. Comme l'indiquent les graphiques réalisés par le site Covidtracker à partir des données de SPF, au 1er janvier, le taux de positivité chez les moins de 20 ans s'élevait à 5% environ.

Conséquences des fêtes de fin d'année ou de l'apparition du variant britannique "VOC 202012/01", plus contagieux ? Difficile pour l'heure, de déterminer ce qui est à l'origine de cette augmentation. Comme le souligne Le Parisien, les tests à l'origine de ces résultats ont été effectués le week-end du Nouvel An et durant les quatre premiers jours du retour à l'école. Mais il est encore trop tôt pour en déduire que le variant britannique est davantage transmissible aux plus jeunes. Les études faites au Royaume-Uni sont parcellaires. En France, seuls les résultats préliminaires de l'enquête nationale ont été publiés. Ils ont révélé que ce variant représente actuellement environ 1% des tests positifs au Covid-19. "Nous regardons ça au quotidien", a affirmé Jean-Michel Blanquer dimanche sur LCI. 

Eviter la fermeture des écoles

La fermeture des écoles n'est cependant pas envisagée pour le moment, assure le gouvernement. Si le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark ou encore les Pays-Bas ont fait ce choix, en France, plusieurs pédiatres et épidémiologistes jugent qu'une telle décision, lourde de conséquences pour de nombreux Français.e.s, est prématurée. "On pense que les données sur la pénétration du mutant anglais [du Covid-19] dans les écoles ne sont pas suffisamment claires pour nous pousser à fermer les écoles en France", a notamment affirmé mercredi sur franceinfo le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

"Si les chiffres allaient croissant cela pourrait justifier des mesures plus dures, ce qui serait vraiment éminemment regrettable par ailleurs", a pour sa part déclaré Alain Fischer, pédiatre, immunologue et président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale contre le Covid-19, mardi sur France Inter. Renvoyer les enfant chez eux ne se fera qu'en "dernier recours" confirme l'exécutif qui réfléchit actuellement à des alternatives.

Fermer les cantines ?

La fermeture des cantines, lieux de brassage où les élèves se côtoient sans masque, est une des pistes étudiées. Mais supprimer la restauration scolaire impose d'imaginer des solutions pour les élèves qui ne peuvent rentrer chez eux le midi. "Si on supprime la cantine, certaines familles ne vont plus envoyer leurs enfants à l'école", a déjà prévenu Agnès Le Brun, chargée des questions de l'éducation à l'Association des maires de France (AMF).  

Reste la possibilité de pique-niquer dans les classes. Philippe Vincent, secrétaire général du premier syndicat des chefs d'établissement (SNPDEN), n'est pas convaincu. "Si c'est pour accroître le brassage dans les classes, quel intérêt ?", a-t-il commenté auprès de l'AFP.

Privilégier le travail en petits groupes

Selon le dernier décompte, près de 70% des lycées ont réduit leurs effectifs en introduisant un enseignement hybride. "Certains gros collèges pourraient peut-être leur emboîter le pas", suggère Philippe Vincent. 

Dans les écoles, l'idée de réquisitionner des locaux et du personnel municipal supplémentaire afin de diviser les effectifs, avancée fin août par le ministre Jean-Michel Blanquer, est restée pour le moment lettre morte. "A Paris, nous avons fait un énorme travail pour recenser les locaux disponibles et nous sommes prêts à recruter des personnels vacataires mais le ministère n'a pas donné suite à cette proposition", a déploré Patrick Bloche, adjoint à la mairie, chargé d'éducation auprès de l'AFP.

Aérer davantage

Autre question en suspens selon Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, celle de l'aération des salles de classe. Dans certains établissements, il n'est pas possible d'ouvrir correctement les fenêtres quand dans d'autres, les élèves se plaignent du froid, a-t-elle expliqué à l'AFP. "Depuis plus d'un semestre, nous réclamons l'installation de capteurs de CO2... Sans succès", a-t-elle regretté.

Dépister plus 

"Il faut pouvoir dépister très vite les cas et identifier très vite s'il s'agit d'un mutant anglais ou pas et prendre une décision très rapide de fermeture de classe voire de collège si nécessaire", a souligné mercredi le Pr Delfraissy qui propose de durcir les règles sur les fermetures des classes en baissant la jauge (il faut trois cas positifs actuellement) en cas de présence du variant apparu en Angleterre : "Dès le premier cas de contamination au variant anglais nous devons fermer la classe".

Le président du Conseil scientifique préconise également de mettre en place "une surveillance de type dépistage, non pas massif mais ciblé, au niveau des écoles et des enseignants" pour identifier le variant anglais. Un million de tests antigéniques sont "prêts" à être utilisés à destination des personnels, des lycéens et des collégiens, selon le ministère qui a évoqué "une montée en puissance dès début janvier". Mais selon Sophie Vénétitay du Snes-FSU, "pour l'instant, on [le personnel] n'en voit pas la couleur".

Des vacances de février prolongées ?

Evoquée par certains médecins pour ralentir l'épidémie, l'hypothèse d'un allongement des vacances de février n'est "pas à l'ordre du jour" a assuré le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. 

Dans le contexte actuel, une telle perspective semble "lointaine" à Hubert Salaün, porte-parole de la Fédération des parents d'élèves Peep, interrogé par l'AFP : "Les parents ont déjà besoin de savoir ce qui va se passer la semaine prochaine à l'école". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess