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Coronavirus : la Haute Autorité de Santé autorise les autotests pour les moins de 15 ans

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu
France

Les autotests pourront être utilisés par les moins de 15 ans. La Haute Autorité de Santé a donné mardi 27 avril son feu vert aux autotests nasaux antigéniques dès la maternelle. Elle recommande cela dit qu'ils soient réalisés par un parent ou un personnel formé pour les plus petits.

Les autotests pour le dépistage du covid-19 sont disponibles dans les pharmacies depuis le 12 avril - Photo d'illustration
Les autotests pour le dépistage du covid-19 sont disponibles dans les pharmacies depuis le 12 avril - Photo d'illustration © Maxppp - Clementz Michel

"Les autotests sont pertinents pour casser les chaînes de contaminations au sein des classes", souligne ce mardi 27 avril la Haute Autorité de Santé. Une nouvelle étude évoque des résultats encourageants chez les enfants. La HAS donne donc son feu vert pour que ces autotests nasaux antigéniques soient réalisés chez les moins de 15 ans. Cela laisse présager une augmentation de la capacité de dépistage, notamment dans les écoles. L'Éducation nationale a commandé 64 millions d'autotests. Dans son avis rendu le 26 avril, la HAS explique : "Chez les enfants, les données de performance des tests antigéniques nasaux sont limitées, en particulier pour les cas asymptomatiques. Toutefois, les quelques études cliniques sont rassurantes quant à leurs performances dans cette population pédiatrique et permettent de supprimer la limite d’âge précédemment posée."

Moins fiable qu'un test PCR

Ces autotests sont moins douloureux que ceux pratiqués en laboratoire, l'écouvillon étant enfoncé moins profondément dans le nez. Ils permettent également d'obtenir un résultat en 15 à 30 minutes, car ils ne nécessitent pas de passer par un laboratoire. En revanche, ils restent moins fiables qu'un test PCR. En cas de résultat positif d'un autotest, il faut réaliser un test PCR pour venir confirmer le premier résultat et identifier un potentiel variant.

Si la Haute Autorité de Santé considère que les étudiants, lycéens et collégiens peuvent réaliser l'autotest tout seul, en revanche, pour les enfants de moins de 15 ans, il est préférable que le test soit fait par les parents ou du personnel formé. 

"Arrêtez de nous surcharger", lance une infirmière scolaire

De quel personnel formé est-il ici fait question ? "On n'a pas plus de cadrage de la part de notre ministère, un personne formé ça peut être un infirmier, mais ça peut aussi être une toute autre personne, on ne sait pas trop qui est concerné", regrette sur franceinfo ce mardi Gwenaëlle Durand, secrétaire générale du Snies Unsa Éducation. Cette infirmière scolaire dans un lycée de l'académie de Lyon met "en doute cette organisation dans les établissements scolaires pour les petits, de même que pour les lycéens". Elle estime que "cela risque de créer et de multiplier les situations à risque". "On va regrouper des élèves pour leur expliquer comment faire, vous imaginez on enlève alors tous le masque", explique Gwenaëlle Durand. 

Arrêtez de nous surcharger de nos missions qui peuvent être faites par d'autres personnels.

La secrétaire générale du Snies Unsa Éducation déplore un réel manque de personnel pour accompagner les écoliers dans la réalisation des autotests : "_En moyenne, il y a une infirmière pour 1.600 élèves_, soit une infirmière pour sept établissements", indique-t-elle. Gwenaëlle Durand réclame ainsi "des créations de postes, on souhaiterait une infirmière par établissement". Elle estime que dans "les conditions actuelles", les infirmiers et infirmières scolaires n'ont pas assez de bras pour réaliser toutes les missions qui leur sont demandées : "Comme les tests antigéniques sur du personnel volontaire, on nous demande aussi d'être présent sur les campagnes de tests salivaires et on doit aussi réaliser nos missions qui sont d'accueillir, d'écouter et d'accompagner des élèves qui sont en souffrance". 

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