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Coronavirus : la préfète de la Creuse appelle les maires à la solidarité nationale

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Masques FFP2 ou masques chirurgicaux, ils sont une des armes contre le Covid-19. L'Etat, les régions, les départements et même les communes en achètent. Mais quelles sont les règles et pourquoi l'Etat veut-il garder la main? La préfète de la Creuse répond ce mercredi matin sur France Bleu Creuse.

Magali Debatte, préfète de la Creuse Magali Debatte, préfète de la Creuse
Magali Debatte, préfète de la Creuse © Radio France - Sophie Peretti

"Acheter des masques, ce n'est pas comme acheter des rames de papier". D'emblée, Magali Debatte insiste sur le rôle clef des masques dans la lutte contre le Covid-19. "Ils sauvent des vies rappelle la préfète de la Creuse, quand ils sont portés par des soignants ou des malades. Vendre un masque FFP2 au marché noir aujourd'hui c'est considéré comme un délit. Donc, j'appelle les maires creusois à participer à cet élan de solidarité nationale pour équiper nos soignants et nos malades qui en ont besoin".

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Une chaine de solidarité

Aujourd'hui la politique sanitaire est portée par les autorités sanitaires au niveau national. "Quand je suis malade, j'appelle mon médecin et s'il n'est pas là, le médecin de garde. La permanence des soins est organisée au niveau national. Si je dois être hospitalisé, je prends une ambulance, c'est encore une organisation nationale. Et si je vais à l'hôpital, ce n'est pas forcement sur ma commune...Cette organisation explique Magali Debatte, c'est une chaine de solidarité à laquelle peuvent participer les maires mais elle est nationale".

Masque ou pas masque ?

On croise aujourd'hui, dans la rue, dans les magasins, des personnes qui portent des masques. Alors ont-ils raison ou pas ? "J_e comprends cette inquiétude qui est partagée par l'ensemble de nos concitoyens_, explique la préfète de la Creuse. La transmission du virus passe certes par les postillons, mais il faut un contact rapproché qui dure un certain temps. Quand vous croisez une personne dans la rue, il y a très peu de risque. Ce qui est essentiel, ceux sont les gestes barrières, la distanciation sociale et puis de se laver les mains".

Des masques grand public pour l'après 11 mai

En Creuse, mais aussi en Haute-Vienne et en Corrèze, des entreprises, des associations, des bénévoles se sont lancés dans la fabrication d'équipements de protection individuel, des visières, des sur-blouses, des masques en tissu. "J_e veux saluer toutes ces initiatives,_ explique Magali Debatte. Les pouvoirs publics encouragent tous les responsables, les chefs d'entreprises, les collectivités locales, ses propres services, la fonction publique, à identifier toutes les sources possibles de fabrication de ces équipements pour pouvoir le moment venu équiper un maximum de personnes. Il y aura vraisemblablement au mois de mai, des masques grand public qui seront à disposition dans les officines, dans les pharmacies et puis certainement, très rapidement également, dans les grandes surfaces".

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