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Coronavirus : la situation se dégrade fortement dans les Côtes-d'Armor et la métropole rennaise

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Les taux d'incidence sont en forte hausse en Bretagne depuis un mois, sauf dans le Finistère. Dans les quatre départements, des vaccinodromes seront ouverts dès le mois d'avril. La Bretagne disposera alors de 200.000 doses de vaccins.

Stéphane Mulliez, directeur de l'ARS Bretagne, et Emmanuel Berthier, préfet de Bretagne, lors du point presse de ce vendredi 26 mars
Stéphane Mulliez, directeur de l'ARS Bretagne, et Emmanuel Berthier, préfet de Bretagne, lors du point presse de ce vendredi 26 mars © Radio France - Céline Guétaz

Les cas positifs de Covid-19 sont en nette augmentation en Bretagne depuis un mois, avec des taux d'incidence qui s'envolent dans les Côtes-d'Armor et la métropole rennaise. C'est le constat dressé ce vendredi 26 mars par le Préfet de Bretagne Emmanuel Berthier et le directeur de l'ARS en Bretagne, Stéphane Mulliez. Dans la région, depuis un mois, le taux d'incidence a augmenté de 60%. Il est actuellement de 167 cas pour 100.000 habitants. 

Un taux d'incidence en hausse de 100% en un mois dans les Côtes d'Armor

Le département des Côtes d'Armor, relativement épargné par l'épidémie, connait aujourd'hui une très forte augmentation du nombre de cas positifs. le taux d'incidence est ce vendredi 26 mars, de 182 cas pour 100.000 habitations, soit une augmentation de 100% en un mois. La métropole rennaise enregistre elle-aussi, une forte progression du nombre de cas (+97% en un mois) avec un taux d'incidence de 278 cas pour 100.000 habitants. Seule le Finistère reste épargné, avec 76 cas pour 100.000 habitants. La progression de l'épidémie est également moindre dans le Morbihan, avec toutefois 156 cas pour 100.000 habitants. Dans la région, l'épidémie progresse surtout chez les personnes âgées de 16 à 45 ans. 80% des cas recensés en Bretagne sont des cas du variant anglais. 

20% d'interventions déprogrammées dans les hôpitaux bretons

La pression hospitalière en Bretagne est "comparable aux deux premières vagues, avec actuellement 687 patients Covid-19, dont 89 en service de réanimation" explique le directeur de l'ARS Bretagne, Stéphane Mulliez. Cette forte pression conduit l'ARS à demander aux hôpitaux bretons de déprogrammer 20% des interventions _"jusqu'à 35% dans certains établissements"._La Bretagne a accueilli 35 patients Covid-19 venus d'autres régions ces dernière semaines. Il pourrait y en avoir d'autres, mais dans une moindre mesure, a précisé le directeur de l'ARS.

Quatre vaccinodromes dès le mois d'avril

Le Préfet de Bretagne, Emmanuel Berthier indique que "chaque département disposera d'un centre de vaccination de grande capacité dès le mois d'avril, avec la possibilité de vacciner jusqu'à 2.000 personnes par semaine." Dans le Morbihan, le maire Vannes confirme que le vaccinodrome sera ouvert dès le 6 avril, au centre sportif de Kercado. En Ille-et-Vilaine, les autorités ont choisi le stade Robert Poirier à Rennes. Il sera ouvert dès le 5 avril. 

Les médecins libéraux, mais aussi les pharmaciens ont également largement contribué à la campagne de vaccination, 65 % des médecins et 90 % des pharmacies ont réalisé des injections. Des médecins à la retraite sont venus prêtés mains fortes dans plusieurs centres.

200.000 doses de vaccin pour le mois d'avril

En Bretagne 374 000 personnes ont été vaccinées. "Avec un taux de 11,2% de personnes ayant reçu une première dose, le taux de vaccination en Bretagne est au-dessus de la moyenne nationale (10,26%). En mars, la région a reçu 130.000 doses. Pour le mois d'avril, l'ARS attend 200.000 doses, et "cela augmentera encore de 15% en mai" affirme Stéphane Mulliez. Les vétérinaires vont pouvoir prochainement réaliser ces vaccins, et les pompiers vont être formés pour pouvoir assurer également ces injections.

13 cas du variant breton confirmés, 219 cas probables

Treize patients ont été contaminés par le variant breton du virus, dont sept sont décédés. Onze cas sont confirmés à l'hôpital de Lannion, et un cas dans le même secteur géographique. Un seul cas a été détecté en Ille-de-France "mais le lien est établi avec les cas dans le Trégor" . Les investigations se poursuivent pour 219 autres cas suspects. "Ce que l'on sait, c'est qu'il n'y a pas d'échappement de ce variant breton à la vaccination" précise le directeur de l'ARS Bretagne. 

Si ce variant est moins facile à détecter, "peut-être parce qu'il se loge dans les voies aériennes plus profondes" indique Stéphane Mulliez. Pour l"heure, le variant ne semble pas plus contagieux, ni plus dangereux. A la suite des investigations en cours, ce variant pourra, ou pas, être classé parmi les variants à risque. Pour l'instant, il s'agit d'un variant sous surveillance. 

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