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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la situation se dégrade partout en France, quels sont les départements les plus touchés ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Sud Lorraine

Plusieurs indicateurs, et notamment le taux d'incidence, s'aggravent dans plusieurs départements de France métropolitaine depuis mi-mars. Des chiffres qui les placent sous la menace de mesures renforcées, comme celles appliquées depuis samedi dernier dans seize zones.

La région parisienne fait partie des zones où des mesures plus restrictives s'appliquent depuis samedi 20 mars 2021.
La région parisienne fait partie des zones où des mesures plus restrictives s'appliquent depuis samedi 20 mars 2021. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

De nouveaux départements vont-ils entrer dans les zones reconfinées ? Le professeur Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, a appelé dans le Journal du dimanche, à soumettre sans tarder les autres régions encore épargnées par la flambée épidémique aux restrictions appliquées depuis samedi dans seize départements. "Hormis la façade atlantique (...) et peut-être la Corse qui ont toujours mieux résisté, on peut redouter que les autres régions basculent bientôt dans une situation très difficile avec la poussée du variant anglais", a-t-il expliqué.

Le gouvernement ne se prononce pas encore mais les chiffres parlent d'eux-mêmes. Malgré la campagne de vaccination qui a permis de réduire le nombre de victimes en Ehpad, la France déplore toujours 250 morts en moyenne chaque jour. Le nombre de personnes admises en réanimation ne cesse d'augmenter, atteignant 4.635 d'après les derniers chiffres publiés par Santé publique France ce mardi, et se rapproche du pic de la deuxième vague en novembre (4.900). Les régions Ile-de-France, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont déjà saturées. Et cela risque de n'être qu'un début puisque les contaminations sont aussi plus nombreuses chaque semaine, avec près de 30.000 tests positifs par jour, en moyenne sur une semaine.

Les indicateurs s'aggravent dans la plupart des départements. Dans les Hauts-de-France, les derniers chiffres publiés ce mardi ne sont pas bons, avec un taux d'incidence (nombre de cas pour 100.000 habitants) qui ne cesse d'augmenter. En Bretagne et Nouvelle-Aquitaine, régions jusqu'ici plus épargnées que d'autres par le virus, les taux d'incidence restent parmi les plus bas du pays mais ont fortement augmenté la semaine dernière. Ainsi, jour après jour, les couleurs sur les cartes de la situation sanitaire en France deviennent de plus en plus foncées, attestant d'un seuil passé pour les différents indicateurs. 

Concernant le taux d'incidence, outre les seize départements où des mesures supplémentaires s'appliquent depuis samedi, au 22 mars, vingt-six départements dépassaient le seuil d'alerte maximale, fixé à 250 pour 100.000 habitants : Orne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, Ardennes, Marne, Aube, Yonne, Nièvre, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Doubs, Jura, Ain, Rhône, Loire, Isère, Savoie, Haute-Savoie, Lozère, Gard, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence et Var. 

Davantage de cas induit plus de personnes hospitalisées. La situation s'aggrave donc aussi en réanimation. La tension hospitalière est particulièrement forte dans les Vosges, Côtes-d'Armor, Eure-et-Loir, Loiret, Aube, Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Vosges, Haute-Saône, Doubs, Creuse, Ardèche, Gard, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var, Drôme et Haute-Corse.

Tenir encore pour éviter davantage de restrictions

Par ailleurs, les nouvelles mesures de restrictions prises dans les seize départements pourront être renforcées si on voit qu'elles ne sont pas efficaces, a prévenu ce mardi sur BFMTV, Arnaud Fontanet. Il a ajouté que si les recommandations du gouvernement étaient suivies, "cela pourrait marcher" et que si elles n'étaient pas suivies, "ce ne serait pas suffisant". "La question est de savoir si, avec la lassitude ambiante, les gens vont comprendre et se saisir de ces consignes, avait-il indiqué dans le Journal du dimanche. Mais en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en Paca, on n’a pas le droit à l’erreur. On frôle déjà les 100 % de saturation en réanimation", a mis en garde l'épidémiologiste, rappelant que le variant dit anglais est "60 % plus transmissible que le virus historique".

S'il s'attend "d'ici mai ou juin", à "une réduction de 50 % des hospitalisations par rapport à une situation sans vaccin", il souligne que "l’impact réel de la campagne se fera sentir à l’été, si la population accepte de se faire très largement vacciner".

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