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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la solitude des aides à domiciles

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Par , France Bleu Auxerre

Les auxiliaires de vie permettent le maintien à domicile des personnes âgées, malades ou handicapées. Pourtant, depuis le début de la crise sanitaire, ces salariés (majoritairement des femmes) ne sont pas considérés comme "prioritaires".

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Yves SALVAT

Les auxiliaires de vie sont des personnes irremplaçables dans le quotidien de nombreux Icaunais. Elles permettent le maintien à domicile des personnes âgées, malades ou handicapées. Ces salariés, en majorité des femmes, font le ménage, la cuisine, les aident parfois à manger, à se laver. Pourtant, depuis le début de la crise sanitaire, elles ne sont pas considérées comme "prioritaires".

Des gants, des masques, du gel... mais pas de tests

Elles ont réussi à obtenir des masques et des gants, mais ne peuvent toujours pas bénéficier des tests de dépistage, qui sont réservés aux soignants. Ces tests sont pourtant réclamés par les salariés et les employeurs du secteurs, car ils permettraient de protéger des bénéficiaires particulièrement fragiles. Une aide à domicile passe chez cinq à six personnes chaque jour en moyenne, parfois plusieurs fois par jour. 

Leur travail nécessite souvent une grande proximité physique, comme en témoigne cette auxiliaire de vie sénonaise : "Aujourd'hui, en tant qu'aide à domicile, on fait les courses, le ménage, les repas, la toilette, parfois le change. Donc on est au contact des gens à chaque intervention". Elle constate amèrement qu'on ne lui propose pas de test. "Pourtant, ça me permettrait de savoir si j'ai été en contact ou pas avec le Covid, par rapport à ma famille et aussi par rapport à mes bénéficiaires, pour savoir si eux, j'ai pu les mettre en contact ou pas", résume l'Icaunaise.

"Nos intervenantes, il faudrait leur tirer le chapeau à un moment donné." - Amine Hiridjee, société Âge d'or"

La solitude des aides à domicile - le reportage de Delphine Martin

Malgré le confinement, ces salariées payées au Smic n’ont pas déserté. Aujourd’hui, l’angoisse de mettre la santé de leurs protégés en danger les préoccupent beaucoup : "On est entré dans une phase où on se doit de rassurer tout le monde. Ces tests sont donc très importants ! Ils sont importants pour nos bénéficiaires et pour nous, pour savoir s'il faut mettre quelqu'un en quarantaine ou si on peut continuer à envoyer nos intervenantes chez les bénéficiaires. C'est extrêmement important", constate Amine Hiridjee. Il dirige la société d’aide à la personne « Age d’or » à Sens qui emploie une quinzaine de salariés.

"On comprend bien que les premiers émois aient été pour les personnels soignants. C'est tout à fait normal. Mais il ne faut pas oublier que nos intervenantes ont été tout aussi professionnelles et franchement, il faudrait leur tirer le chapeau à un moment donné. Vous imaginez une seule seconde, si les auxiliaires de vie avaient arrêté d'y aller, ça aurait été catastrophique", poursuit le responsable.

Des sénateurs interpellent le ministre de la Santé

Plus de 80 sénatrices et sénateurs ont écrit la semaine dernière au ministre de la santé Olivier Véran pour attirer son attention sur ce sujet, dont Dominique Vérien, sénatrice UDI de l’Yonne. Elle estime qu’il faut donner les moyens à ces salariés de mieux se protéger : "Se protéger, c'est avoir des masques, du gel hydroalcoolique et pouvoir se faire tester, de telle sorte que si jamais on découvre qu'elles sont porteuses saines, qu'elles s'arrêtent de travailler pour ne pas risquer de donner ce virus à quelqu'un qui potentiellement pourrait en mourir".

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La lettre, envoyée le 2 avril, n'a pas encore reçu de réponse de la part du ministère. Mais la sénatrice icaunaise sait que de toute façon, l'Etat ne peut pas donner ce qu'il n'a pas : "L'Etat aujourd'hui gère la pénurie. Donc il le fait dans l'ordre : les soignants en premier, ce qu'on comprend, ensuite les Ehpad... Mais il me semble que les personnes âgées qui sont à domicile et donc les aides qui viennent les voir, doivent être protégés au même titre que les personnels et les résidents des Ehpad", conclut la parlementaire centriste.

"Se protéger, c'est avoir des masques et du gel et aussi pouvoir se faire tester" - Dominique Vérien

Un maillon essentiel de la chaîne

Au même moment, la FESP, la fédération des services aux particuliers, présidée dans l'Yonne par Amine Hiridjee, a fait le même constat : "les intervenants ne bénéficient pas de manière satisfaisante des équipements sanitaires nécessaires à la protection des personnes aidées et des salariés", peut-on lire dans le communiqué. La FESP demande par ailleurs que "les professionnels des services à la personne intervenant auprès de publics de plus de 75 ans puissent bénéficier du dépistage, au même titre que ceux qui interviennent dans les EPHAD". Les professionnels du secteur rappellent que les auxiliaires de vie sont un maillon essentiel dans la lutte contre le Coronavirus, puisqu’elles permettent de maintenir à domicile des personnes fragiles qui, sans elles, rempliraient des hôpitaux déjà bondés.

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