Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la vaccination et les effets secondaires sous surveillance

-
Par , France Bleu

Jean Castex a précisé jeudi soir la stratégie vaccinale contre la Covid-19. Le Premier ministre a insisté sur les impératifs de "sécurité" et de "transparence". Alors que les Français sont très méfiants, France Bleu vous explique comment les autorités vont surveiller les effets secondaires.

Comment seront surveillés les vaccins dès la mise sur le marché ?
Comment seront surveillés les vaccins dès la mise sur le marché ? © Maxppp - Jean-François FREY

Dans tous les pays du monde les procédures de mise sur le marché se sont accélérées.  En Europe par exemple, c'est l'EMA, l'Agence européenne du médicament, basée à Amsterdam qui est chargée d'autoriser et de contrôler les médicaments dans les 27 pays de l'Union européenne. Elle a également mis en œuvre une procédure accélérée dite "d'examen continu" afin d'analyser les données de sécurité et d'efficacité des vaccins contre la Covid-19 au fur et à mesure de leur parution.  

Une fois mis sur le marché, les éventuels effets secondaires des vaccins seront surveillés pendant plusieurs années dans le cadre de la pharmacovigilance. Ce système de pharmacovigilance "implique les professionnels de santé, les 31 centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) implantés dans les CHU, les entreprises ou organismes exploitant les médicaments ainsi que les patients et associations agréées de patients. Il est coordonné par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)" explique le site Vaccination Info Service. Il s'agit de récupérer tous les signalements d’effets indésirables ou suspectés de la part de soignants et même de patients.

Des études seront réalisées pour "vérifier qu’à grande échelle et chez des personnes pouvant présenter des affections chroniques, l’innocuité et l’efficacité du vaccin sont assurées, qu’il n’y a pas d’effets indésirables à long terme sur la survenue d’autres maladies".   

Pour l'instant, la campagne de vaccination commencera avec le vaccin Pfizer/BioNtech et le vaccin Moderna. Ces deux vaccins seront disponibles au mieux aux derniers jours de décembre, après autorisation des autorités de santé européenne et française.  D'autres vaccins feront leur apparition dans les prochains mois. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 48 vaccins sont actuellement en phase d’essais cliniques. Onze d’entre eux ont atteint la phase 3.  

La stratégie vaccinale est coordonnée par l'infectiologue Alain Fischer. Mais avant d'être effective, cette stratégie vaccinale devra d'abord passer par le Parlement au cours du mois de décembre dans le cadre d'un débat prévu par l'article 50-1 de la Constitution.  

Des espoirs et beaucoup de questions 

Il faut dire que l'on dispose de très peu de recul sur ces vaccins de "première génération". Pour l'instant, les fabricants ont communiqué très peu de données scientifiques sur les effets secondaires de ces vaccins. "Il y aura bien sûr des effets secondaires avec ces vaccins" précise Anne-Claude Crémieux, professeur en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Pour l'immunologue Alain Fischer, l'arrivée des vaccins est un "espoir énorme pour arriver à contrôler cette pandémie" mais il admet qu'il reste encore quelques incertitudes. "Le recul à ce jour de l'efficacité des vaccins ne dépasse pas deux à trois mois, ce qui n'est pas significatif" poursuit l'immunologue. 

Pour savoir si ces vaccins protègent réellement contre la transmission du virus, il avoue qu'il "faudra plusieurs mois pour le savoir".   

Poursuite des essais cliniques  

Même si des vaccins sont autorisés dans les prochains mois, il est impératif de poursuivre les essais cliniques afin d’approfondir les connaissances scientifiques notamment sur la durée de la protection et la qualité de la réponse immunitaire. C'est l'ambition de la plateforme Covireivac.  

Trois essais cliniques vaccinaux devraient démarrer en France dès la mi-décembre sous réserve de l’accord des autorités réglementaires. Un millier de volontaires vont rejoindre l'essai de phase 3 mené par le groupe suédo-britannique AstraZeneca. (La phase 3 consiste à évoluer la protection apportée et évaluer la sécurité à grande échelle).  Ces essais seront conduits partout en France, dans 30 centres de recherche clinique appuyés par près de 15 centres de ressources biologiques.  

Quelle est la durée de l’immunité conférée par la vaccination ? Des rappels seront-ils nécessaires ? Les premiers vaccins autorisés pourront-ils être proposés à toutes les populations, des personnes âgées aux jeunes, en passant par les femmes enceintes ? Telles sont les questions auxquelles il faut répondre.  

Depuis le lancement de la plateforme le 1er octobre 2020, plus de 40 000 personnes ont déposer leur candidature pour tester les vaccins.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess