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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la vente de masques dans les grandes surfaces, "un scandale" pour les pharmaciens

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Hérault, France Bleu Roussillon

Le Conseil de l'Ordre des pharmaciens en Occitanie demande l'ouverture d'une enquête parlementaire sur la vente de masques dans les grandes surfaces à partir du lundi 4 mai. Après avoir géré leurs stocks pendant des semaines, les pharmaciens demandent maintenant des explications.

Illustration pharmacie
Illustration pharmacie © Radio France

Ils se sentent "lésés", "dupés". Dans un communiqué, le Conseil de l'Ordre des pharmacies en Occitanie fait part de sa colère aux instances gouvernementales. En effet, à partir du lundi 4 mai, des masques grand public réutilisables et des masques à usage unique seront vendus dans plusieurs grandes surfaces en France, "avec des approvisionnements qui monteront en puissance à partir du 11 mai". 

Au total, sept ordres professionnels de santé, dont celui des pharmaciens et médecins, s'indignent dans un texte commun intitulé "Les masques tombent".

Au total, on parle de 500 millions de masques à usage unique ou réutilisables disponibles dans les semaines à venir dans ces supermarchés. Une nouvelle donne et une sacrée surprise pour les pharmaciens. Jusqu'à présent, ils étaient les seuls habilités à en vendre, avec des stocks nettement plus limités, parfois obligés de les distribuer "au compte-goutte" selon l'Ordre des pharmaciens en Occitanie. 

C'est purement scandaleux" - Jean-Marie Guillermin, président de l'Ordre des pharmaciens en Midi-Pyrénées. 

Pendant sept semaines, les pharmaciens ont en effet dû gérer leurs stocks, en priorisant la vente de masques aux personnels soignants et à aux plus fragiles. Les premiers stocks écoulés au début de la crise, distribués par l'Etat, étaient même périmés selon Jean-Marie Guillermin, le président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens en Midi-Pyrénées. "On nous a demandé pendant des semaines d'être le plus économe possible, de prioriser la vente de masques, et là les grandes surfaces arrivent d'un coup". 

Pour Bruno Galan, le président de l'Ordre régional des pharmaciens en Occitanie, les questions sont nombreuses. Il se demande encore comment les grandes surfaces peuvent trouver aussi facilement une telle quantité de masques en si peu de temps. "On nous a pris pour des imbéciles" martèle t-il. "Comment des commandes de plusieurs millions de masques ont-elle pu être prises pour des grandes surfaces, alors que les pharmacies ne pouvaient pas en acheter depuis des semaines ? Les collègues sont écœurés". Et ils demandent maintenant des comptes. 

Une enquête parlementaire

Les pharmaciens souhaitent maintenant que les masques soient réquisitionnés par l'Etat et donnés en priorité au personnel soignant. Ils demandent également qu'une enquête parlementaire soit ouverte pour savoir quand et comment toutes ces commandes ont pu être passées. 

"L'heure viendra, nous l'espérons, de rendre des comptes." ajoutent les présidents et présidentes des conseils nationaux des ordres de santé dans leur texte commun. 

"Il n'y a pas de stocks cachés"

"Les enseignes de la grande distribution ne sont pas, et n'ont jamais été, en charge de l'achat et de la fourniture de masques pour les soignants", réagit ce vendredi la Fédération du commerce et de la distribution dans un communiqué. "Leur attribuer les difficultés d'approvisionnement est donc faux et malhonnête". 

Les chiffres annoncés "concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables". "Il n'y a pas de stocks cachés" insiste la fédération.

La fédération ajoute également que la grande distribution a remis les stocks de masques FFP2 aux professionnels de la santé dès le début de la crise, et effectué de nombreux dons aux hôpitaux.

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