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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : 100.000 volontaires inscrits sur la plateforme pour aider les agriculteurs

- Mis à jour le -
Par , France Bleu
France

Le gouvernement a annoncé le 26 mars le lancement d'une plateforme pour aider les agriculteurs qui manquent de bras. Au moins 100.000 volontaires, qui seront rétribués, se sont déjà inscrits selon le président des Jeunes Agriculteurs ce vendredi.

Les agriculteurs au travail. (Photo d'illustration)
Les agriculteurs au travail. (Photo d'illustration) © Radio France - Bénédicte Robin

"Nous lançons ce jeudi soir et demain une plateforme" pour que les Français puissent dire où ils sont et ce qu'ils peuvent faire pour aider les agriculteurs, a annoncé le 26 mars sur franceinfo Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. 

Cette plateforme est disponible sur les ministère de l'Economie, de l'Agriculture, du Travail ainsi que sur le site de Pôle Emploi.

Un statut encadré pour ces travailleurs des champs inhabituels

Au moins 100.000 volontaires, qui seront rétribués, se sont déjà inscrits selon le président des Jeunes Agriculteurs ce vendredi sur franceinfo. Déjà "40 000 personnes" s’étaient manifestées, après l'appel national lancé ce mardi matin par la FNSEA et Didier Guillaume à rejoindre "la grande armée de l’agriculture française". Il s'agit pour les personnes n'ayant plus d'activité, en raison du coronavirus, d'aider pour les récoltes de fruits et de légumes et pour les semis de printemps, à travers l'opération "Des bras pour ton assiette".

Ces gens auront des contrats de travail - Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture

"Ce n'est pas du bénévolat. Ces gens qui iront en agriculture auront des contrats de travail et ils pourront cumuler les dispositifs", a expliqué Didier Guillaume. "C'est une première. Cela ne durera pas après. _Mais on pourra cumuler du chômage partiel et des minimas sociaux avec le travail de l'agriculture_", a-t-il précisé. "Nous mettons en place des dispositifs exceptionnels pour que des Françaises et des Français qui ne travaillent pas puissent en toute légalité aller travailler dans les champs."

"On peut prendre son vélo ou sa voiture pour faire cinq kilomètres"

Dans un contexte où les mouvements de population sont restreints, Didier Guillaume a estimé "qu'il ne s'agit pas d'aller à l'autre bout de la France". "Je parle des coiffeurs, des serveurs, qui ne travaillent pas et qui aiment bosser, pas des gens qui ne peuvent pas bouger", a-t-il poursuivi. "Ils font trois kilomètres, ils sortent de leur village, leur commune. On ne va pas prendre la voiture pour faire 100 km, mais on peut prendre son vélo ou sa voiture pour faire 5 km et aller travailler."

200.000 travailleurs nécessaires 

Dans les champs, un peu partout en France, le manque de main-d'oeuvre inquiète alors que les mesures de confinement sont en place depuis une quinzaine de jours. Les premiers concernés dans la Drôme et en Ardèche seront les producteurs de fraises. La récolte démarre dans une dizaine de jours, début avril, pour les serres chauffées. Elle commencera en plein champ vers le 20 avril. Et la moitié des saisonniers manquent à l'appel car les travailleurs venant de l'étranger ne peuvent plus ou craignent de se rendre en France.

Idem en Alsace, où les producteurs lancent un appel pour la saison de l'asperge ou du houblon qui commence. La FDSEA du Bas-Rhin promet qu'il y a assez d'espace pour protéger les salariés du virus. Du gel hydroalcoolique sera à disposition, comme des masques, qui devraient arriver pendant la récolte.

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles estime à 200.000 le nombre de personnes nécessaires jusqu'en mai pour aider les agriculteurs et les producteurs. "Pour le mois de mars, nous avons besoin de 45 000 personnes, pour le mois d'avril, il faut en rajouter 80 000 et pour le mois de mai, 80 000 en plus", a expliqué ce mercredi la présidente de la FNSEA.

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