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Coronavirus : le CHRU de Tours se prépare à une "deuxième vague"

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Par , France Bleu Touraine

Le nombre d'hospitalisations augmente de nouveau en Indre-et-Loire. 28 malades du coronavirus sont pris en charge au CHRU de Tours dont sept en réanimation. Même si l'hôpital ne déclenche pas le plan blanc pour l'instant, la direction anticipe au maximum.

L'hôpital veut anticiper au maximum les arrivées de nouveaux malades du coronavirus
L'hôpital veut anticiper au maximum les arrivées de nouveaux malades du coronavirus © Radio France - Boris Compain

L'épidémie de coronavirus regagne clairement du terrain en Indre-et-Loire. 600 nouveaux cas ont été détectés selon la CPAM la semaine du 14 au 20 septembre. Le CHRU de Tours prend en charge 28 malades du coronavirus en ce moment, dont sept en réanimation. La situation se dégrade au point que la direction de l'hôpital a organisé une visioconférence de presse comme au cœur de l'épidémie en mars et en avril. 

"On est au début d'une deuxième vague si rien ne change" estime le professeur Frédéric Patat, président de la commission médicale de l'établissement. Elle pourrait être plus lente que la première car un malade contamine désormais 1,22 personnes contre presque trois en mars. 

Pas de plan blanc pour l'instant 

Si le CHRU ne déclenche pas le plan blanc pour l'instant, la vigilance est renforcée. 24 lits de réanimations sont prêts ainsi que 21 en médecine interne, maladie infectieuse et pneumologie, tous dédiés à la prise en charge de la covid. 

L'hôpital veut renforcer les recrutements mais c'est plus difficile que pendant le confinement, notamment parce que les étudiants infirmiers ou en médecine sont en cours. Au mois de mars, les médecins dont les activités avaient été déprogrammées pouvaient se consacrer à la prise en charge des malades du coronavirus. Ce n'est plus le cas aujourd'hui d'autant que l'objectif du CHRU est d'éviter au maximum de déprogrammer des interventions ou des soins le plus longtemps possible. Malgré tout, la direction explique qu'il va falloir gérer les admissions en déterminant des patients prioritaires. 

Je ne sais pas si la vague sera plus haute, moins haute mais en tout cas, on va être trempés

"Je ne sais pas si la vague sera plus haute, moins haute mais en tout cas, on va être trempés. Mais moins la vague sera haute, plus ça durera et moins on sera embolisés à l'hôpital" explique le professeur Louis Bernard, le chef du service des maladies infectieuses. "Les barrières sociales, ce n'est drôle pour personne mais il faut réduire les contacts et les contagiosités. Ce n'est pas une période très drôle mais il faut la faire durer sinon on ne va pas s'en sortir en milieu hospitalier, sur un hôpital qui a déjà pris une première vague et qui est un peu fatigué du premier épisode."

Le nombre d'hospitalisation va inéluctablement augmenter, la stratégie est donc de répartir le plus possible les malades. Tout un travail de coordination est en cours avec les hôpitaux de Chinon, Loches et Amboise ainsi que les cliniques privées pour mettre en place un plan commun. 

L'hôpital de Tours compte aussi sur la médecine de ville. Contrairement à la période du confinement, les cabinets ne devraient pas fermer et pourront assurer une alternative à l'hospitalisation pour certains malades

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