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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : le CHU de Bordeaux s'inquiète de la baisse de fréquentation des victimes d'AVC

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Par , France Bleu Gironde

Depuis le début du confinement, le CHU de Bordeaux constate une baisse importante d'activité aux urgences, notamment vasculaires où 50% de patients en moins se présentent pour des AVC. Les neurologues craignent que les patients évitent de venir, ce qui peut avoir de graves conséquences.

Le Tripode du CHU Pellegrin à Bordeaux.
Le Tripode du CHU Pellegrin à Bordeaux. © Maxppp - Despujols Eric

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les hôpitaux français déprogramment les rendez-vous et opérations non-essentielles afin de libérer des lits... mais les équipes restent présentes pour les opérations urgentes en tous genres. Or, le CHU de Bordeaux constate une forte baisse d’activité aux urgences. Moitié moins même pour les urgences vasculaires. 

Le Dr François Rouanet dirige le pôle neurosciences cliniques et il s'inquiète plus spécifiquement pour les accidents vasculaires-cérébraux. "Habituellement, nous traitons au moins une dizaine de suspicions d'AVC par jour contre 4 à 5 actuellement, alors qu'il n'y a pas de raison de penser que le nombre d'AVC diminue" note le neurologue. Une chute de 50% d'activité qui correspond au début du confinement : "La première hypothèse que l'on étudie c'est que les patients ne veulent pas venir aux urgences, de peur d'être contaminés par la proximité avec des patients qui viendraient pour le Covid-19" détaille le Dr François Rouanet. 

Des patients qui pourraient donc éviter les urgences, même en cas de symptômes graves. Or, dans le cas des AVC, le traitement ne peut être administré que dans les heures suivant l’apparition des premiers symptômes, d’où l’importance d’une prise en charge rapide martèle le neurologue. 

Les patients Covid-19 sont isolés des autres patients

Pour rassurer les patients et assurer leur sécurité, l’hôpital Pellegrin explique avoir scindé les urgences en deux avec un accueil spécifique pour les suspicions de Covid-19 : "L'hôpital a mis en place une organisation qui permet d'individualiser la prise en charge des personnes qui viennent pour le covid-19 et à côté de cette organisation très spécifique, nous avons maintenu les filières de soin pour répondre aux urgences, ce qui permet d'éviter que les deux groupes de patients entrent en contact" précise le Dr François Rouanet. La prise en charge dans le cadre de la pandémie se fait dans des bâtiments séparés. Les urgences générales, elles, continuent d’être assurées dans les locaux habituels. 

Comment reconnaître un AVC et quoi faire 

Pour rappel, avoir soudainement la bouche de travers, des difficultés à parler ou encore une raideur dans un bras ou une jambe sont des signes annonciateurs d'un AVC. En cas de présence de ces signes, la procédure ne change pas : contactez le SAMU au 15 afin d'être pris en charge. 

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