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Coronavirus : le CHU de Clermont-Ferrand, qui a bien résisté, ne veut pas voir arriver de deuxième vague

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Au CHU de Clermont-Ferrand, les personnels sont soulagés. Même s'ils ont été relativement épargnés par rapport à d'autres régions, ils ont accueilli jusqu'à 90 patients au plus fort de la crise. Aujourd'hui, les chiffres ont baissé, mais le déconfinement à venir ne doit pas entraîner de relâchement.

L'entrée principale du CHU Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand. L'entrée principale du CHU Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand.
L'entrée principale du CHU Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand. © Radio France - Eric Le Bihan

Fin mars début avril, c'est le pic au CHU de Clermont-Ferrand qui compte jusqu'à 90 malades du Covid-19, dont une trentaine venue d'autres régions en tension.  Depuis, la situation s'est améliorée. Aujourd'hui, selon le Professeur Henri Laurichesse, qui dirige le service des maladies infectieuses, l'établissement en accueille une dizaine en réanimation et une petite vingtaine dans les autres services dédiés à la pathologie. Soulagé d'avoir tenu bon avec ses équipes, il s'inquiète cependant pour la suite, quand le déconfinement aura été mis en place.

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Une situation pacifiée

Ils n'ont pas été confrontés aux drames de  leurs collèges de l'est ou de l'Ile de France. Pour autant, gérer une telle crise sanitaire laisse des traces. Au CHU de Clermont-Ferrand, soignants et non-soignants ont vécu des moments difficiles. "Aujourd'hui, ils respirent" explique Henri Laurichesse, patron du service infectiologie. Lui-même est soulagé : "Les difficultés d'approvisionnement, le recours à la réanimation, la situation est aujourd'hui pacifiée".

Henri Laurichesse, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Clermont-Ferrand © Radio France - Mickaël Chailloux

Plaidoyer pour le port du masque

Mais à la veille de l'annonce, par le gouvernement, des modalités du déconfinement, Henri Laurichesse n'est pas serein. "J'ai peur que beaucoup de nos concitoyens, notamment de l'agglomération clermontoise, pensent que tout est fini et que tout va redevenir comme avant. Il faut que nous communiquions très fortement sur le fait que le virus circule toujours. Il faut que les gens portent des masques, de manière à ce qu'on évite une deuxième vague, à l'hôpital et ailleurs". 

Porter un masque pour soi et pour les autres © Maxppp - Lionel Vadam

"Il faudra garder un masque dans les lieux publics, les magasins, les transports. Il y a une partie de la population qui a compris l'intérêt du masque, qui est très protecteur, même s'il est en tissu. C'est quand même un obstacle physique aux postillons que nous pouvons émettre, même sans éternuer ou tousser, simplement en parlant. Il nous protège aussi des personnes que nous pouvons croiser. Il faut vraiment insister sur la nécessité, pendant plusieurs semaines, de porter un masque dés que l'on sort de chez soi. Après, peut-être que la chaleur viendra nous aider encore à réduire la transmission du virus. Mais dans les semaines qui viennent, je ne voudrais pas que nous ayons un afflux de personnes qui aient complètement sous-estimé le risque".

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