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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le confinement complique sérieusement la vie des personnes handicapées

Avec le confinement, beaucoup de personnes handicapées ont quitté les établissements médico-sociaux qui les accueillaient, car ces derniers ont dû fermer. Ça concerne quelques structures d'hébergement et surtout des accueils de jour dans la Marne et les Ardennes.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Lionel Le Saux

Pour bon nombre de personnes handicapées, confinement rime avec retour à domicile, dans des conditions parfois très difficile. "Cela aggrave complètement les troubles autistiques", explique ce père de famille ardennais. En ce moment, ses deux enfants autistes sont à la maison, 24h sur 24.

Des éducateurs et intervenants sociaux ont été mobilisés mais il a fallu du temps, "le temps de la transition dure trois semaines et dans des situations comme ça, c’est extrêmement long. Cela permet de soulager deux fois deux heures dans la semaine", explique Dominique Tabac, le directeur Marne Ardennes de l'association APF France handicap.

Il a fallut trois semaines par exemple pour qu'une mère qui a récupéré sa fille, obtienne le déblocage de l'argent par sa tutelle pour la nourrir. Pour Jacques, un autre Ardennais, c'est le renouvellement de ses droits qui n'a pas été pris en compte. 

Rupture des soins

Plus de remboursement à 100% et donc plus de morphine et plus de médicament pour la circulation sanguine. "Ça fait presque deux mois. Les boîtes aux lettres sont fermées, condamnées. J’essaye d’appeler la Sécurité sociale depuis je ne sais plus combien de temps… Je n’ai plus de crédit pour mon téléphone. Je n’ai pas internet", dit-il. Finalement, le renouvellement sera automatique a annoncé le gouvernement. 

Il y a aussi des ruptures de soin parce qu'il n'y a plus d'infirmier pour s'assurer que les médicaments sont pris ou parce que les soins psychologiques ne se font qu'à distance, c'est ce que Dominique Tabac relève sur le terrain. "Il va y avoir de la casse. Il y en a déjà. Notamment dans les Ardennes, où on a quelqu’un qui a décompensé parce que l’infirmier ne passait plus pour lui donner ses médicaments et son état s’est aggravé assez rapidement", précise le directeur Marne Ardennes de l'association APF France handicap.

Ce qui est également compliqué à mettre en œuvre, c’est le passage des kinésithérapeutes au domicile des handicapés. Ils étaient jusqu'alors pris en charge en établissement.

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