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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Grand Est classé zone à risque par l'Allemagne, ce que cela change pour les Alsaciens

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Le Grand Est est classé zone à risque par l'Allemagne en raison du coronavirus, à partir du samedi 17 octobre. Cette décision implique une quatorzaine et un test PCR mais les frontaliers bénéficieront de dérogations et les frontières restent ouvertes.

Le tramway strasbourgeois à Kehl (Bade-Wurtemberg).
Le tramway strasbourgeois à Kehl (Bade-Wurtemberg). © AFP - Uli Deck

La région Grand Est était passée entre les gouttes jusqu'à présent mais, au vu de la hausse du taux d'incidence, l'Allemagne la place zone à risque au même titre que les autres régions. La décision, annoncée mercredi par France Bleu Alsace, a été officialisée ce jeudi après-midi par l'organisme sanitaire Robert Koch Institut. Sur son site, régulièrement mis à jour, l'institut précise que "toute la France continentale" fait partie des "zones à risques nouvellement désignées". Cette mesure prend effet, toujours selon RKI au "samedi 17 octobre 2020 à minuit". Les Alsaciens et les Mosellans devraient bénéficier de dérogations.

Le cadre général pour les habitants des régions françaises classées rouge

Comme c'est le cas pour toutes les autres régions françaises (sauf la Corse), tout habitant du Grand Est entrant en Allemagne sera soumis à l’obligation d'une quatorzaine et à un test de dépistage PCR. 

La frontière restera ouverte et il n'y aura pas de contrôles systématiques comme cela avait été le cas pendant le confinement, mais uniquement des contrôles volants. Les Länder se sont mis d'accord sur une position homogène.

Cette décision implique des changements dans la vie des Alsaciens. Ils ne pourraient plus aller faire leur courses ou tout simplement aller se promener outre-Rhin et s'exposeraient à une amende s'ils se font contrôler. Mais des dérogations sont possibles.

Des exceptions pour les frontaliers

Néanmoins, il existe des exceptions pour les travailleurs frontaliers qui font des allers-retours indispensables. Sont également exemptés les élèves scolarisés côté allemand, les Alsaciens devant suivre des examens médicaux, les personnes exerçant par exemple leurs droits de garde ou de visite des enfants ou dont la compagne ou compagnon vit de l'autre côté de la frontière. L'ensemble des dérogations figure dans ce document publié par le ministère des affaires sociales du Bade-Würtemberg.

La Sarre, frontalière de la Moselle, devrait appliquer une dérogation de 24 heures, selon le député mosellan Christophe Arend, président du groupe d'amitié franco-allemande à l'Assemblée nationale, invité de France Bleu Lorraine ce jeudi. Concrètement, un séjour de moins de 24 heures en Sarre, pour faire des courses par exemple, ne serait pas soumis à test et quatorzaine. 

Christophe Arend, qui s'est entretenu avec le secrétaire d'état aux affaires européennes de Sarre, affirme "qu'il travaille aujourd'hui à un système où il n'y aurait pas de contrôles systématiques à la frontière, notamment des véhicules immatriculés 57 et 67, mais des contrôles aléatoires sur les autres véhicules." Et la Sarre discute avec la Rhénanie-Palatinat et du Bade-Würtemberg pour harmoniser les positions.

Le dispositif et ses exceptions sont donc en train de se mettre en place. La police allemande sera tolérante ces prochains jours, assurent les autorités mais cela devrait se durcir pas la suite. Certains élus alsaciens, comme Evelyne Isinger, conseillère régionale déléguée au transport transfrontalier, salue cette fois la bonne coopération entre les deux pays. Ils avaient été pris par "surprise" par les Allemands en mars dernier. Nos voisins avaient décidé de fermer unilatéralement la frontière.

Une ruée vers l'Allemagne ce jeudi 

Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires et certains articles parlent, à tort, de la fermeture des frontières dès ce jeudi 15 octobre. De nombreux Alsaciens se sont donc rendus en Allemagne pour faire leurs courses ou un plein d'essence. 

Une file d'attente devant le magasin DM de Kehl.
Une file d'attente devant le magasin DM de Kehl. - Iris Lorenz
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