Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Grand Est, deuxième région française la plus frappée par la surmortalité

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Le Grand Est est, après l'Ile-de-France, la deuxième région où la surmortalité liée à l'épidémie de coronavirus a été la plus forte. C'est ce qui ressort d'une étude publiée par l'Insee ce mardi : +48% pour la période du 2 mars au 10 mai 2020, comparé à la moyenne des cinq années précédentes.

Le 29 mars 2020, des malades du Covid-19 transférés de l'hôpital de Mulhouse vers d'autres établissements de France.
Le 29 mars 2020, des malades du Covid-19 transférés de l'hôpital de Mulhouse vers d'autres établissements de France. © AFP - SEBASTIEN BOZON

La surmortalité causée par l'épidémie de Covid-19 a particulièrement frappé le Grand Est et en particulier les départements d'Alsace-Moselle et des Vosges. C'est l'un des enseignements de l'étude publiée ce mardi par l'Insee Grand Est. Les statisticiens ont comparé la période du 2 mars au 10 mai, jusqu'à la veille du déconfinement, avec la moyenne des cinq années précédentes (2015-2019 : l'Insee a choisi une période large pour lisser les événements conjoncturels, comme une épidémie de grippe classique). Il y a eu 15.240 décès dans la région, soit 48% de plus. Seule l'Ile-de-France a connu pire.

L'Alsace-Moselle et les Vosges : les plus touchés

La surmortalité relevée par l'Insee varie fortement d'un département à l'autre. Le Haut-Rhin se démarque avec une surmortalité de 113%. Viennent ensuite le Bas-Rhin et les Vosges (+58%), puis la Moselle (+47%). De tous les départements français, c'est la Seine-Saint-Denis qui a connu la plus forte surmortalité, dépassant le Haut-Rhin mi-avril.

Plus on est proche de l'épicentre de la crise sanitaire, plus on est touché, y compris pour des départements hors Grand Est, comme le Territoire de Belfort. Plus on en est éloigné, plus on est épargné. Les Ardennes ont souffert d'une surmortalité de 7%. 

Cette carte illustre la diversité et la répartition de la surmortalité dans le Grand Est :

La surmortalité observée entre le 2 mars et le 10 mai 2020 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes à la même période.
La surmortalité observée entre le 2 mars et le 10 mai 2020 par rapport à la moyenne des cinq années précédentes à la même période. - Insee Grand Est

Département le plus touché, le Haut-Rhin est aussi celui où la surmortalité a été la plus précoce : la semaine du 23 mars, le département enregistre quatre fois plus de morts, d'un niveau équivalent aux pires régions européennes, comme Madrid et la Castille en Espagne et la Lombardie en Italie.

Les personnes âgées les plus frappées

Sans surprise, la surmortalité a frappé les publics les plus exposés au virus, à savoir les plus de 70 ans. Jusqu'à 40 ans, il n'y a pas de réelle différence entre le printemps 2020 et la période de référence en 2015-2019. L'excès de décès commence à se faire sentir à partir de 40 ans chez les hommes, 50 ans chez les femmes. 

La surmortalité a été plus marquée dans les établissements pour personnes âgées, même si la majorité des décès ont tout de même été observés à l'hôpital. Le pic a été atteint dans ces établissements la semaine du 6 avril, avant de redescendre. Dans la Marne, le Bas-Rhin et la Meuse, le nombre de morts en Ehpad a été multiplié par plus de quatre.

A la date du 16 juillet et depuis le 1er mars, le Grand Est compte 3.591 morts du coronavirus à l'hôpital et 1.809 morts déclarés dans des établissements pour personnes âgées (source Santé Publique France).

Mi-juillet, le Grand Est continue d'enregistrer des décès à l'hôpital : de un à cinq morts quotidiens la semaine du 13 juillet, selon les données de Santé Publique France. Alors que les contaminations reprennent, l'Agence régionale de santé appelle lundi 20 juillet au respect des gestes barrières pour éviter un véritable rebond de l'épidémie de Covid-19.

Surmortalité aussi dans les pays frontaliers

Dans la limite des différences de comptabilité, l'Insee s'intéresse également à l'excès de décès dans les pays frontaliers. En Suisse, la surmortalité touche les cantons de Bâle-Ville (+19%), du Jura (+16%) et de Bâle-Campagne (+12%), mais beaucoup moins que le Tessin proche de l'Italie (+56%). En Allemagne, le Land du Bade-Wurtemberg a connu une surmortalité de 10%. Pour le Luxembourg, c'est +14%. En Belgique enfin, la Wallonie a subi une surmortalité de 39%. 

Vous pouvez retrouver l'étude de l'Insee dans son intégralité sur le site Insee Grand Est.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess