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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les arrêts cardiaques ont doublé en Île-de-France pendant le confinement

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Au plus fort de la pandémie, le nombre de morts par arrêt cardiaque a fortement augmenté en région parisienne selon une étude de "The Lancet Public Health". La majorité de ces infarctus ne sont pas directement liés au Covid-19. D'autres facteurs comme le stress ou le manque de suivi entrent en jeu.

Le nombre d'arrêts cardiaques a doublé en région parisienne au pic de l'épidémie de Covid-19.
Le nombre d'arrêts cardiaques a doublé en région parisienne au pic de l'épidémie de Covid-19. © Maxppp - Jean Francois FREY

Selon cette étude publiée dans "The Lancet Public Health", seul un tiers environ de ces arrêts cardiaques "supplémentaires" enregistrés pendant le confinement serait directement associé au Covid-19. La survie a été deux fois moindre à l'arrivée à l'hôpital. Sur la période étudiée, seuls 12,8 % des patients identifiés sont arrivés vivants à l'hôpital, contre 22,8 % à la même période les années précédentes.

Stress, rupture du suivi médical : plusieurs hypothèses sont avancées

Pour expliquer les autres deux-tiers, plusieurs hypothèses sont avancées par les chercheurs.  
"Il y a eu rupture du suivi médical des patients, parce qu'ils n'ont pas pu consulter, qu'ils ont _craint de gêner_, d'où un retard à l'appel, ou peur, pour certains, d'être contaminés à l'hôpital" détaille le Professeur Eloi Marijon de l'Inserm.
Il évoque aussi le suivi moins régulier des cardiaques. Autre facteur à prendre en compte : plus de 90% des arrêts ont eu lieu à domicile, avec des témoins, le plus souvent la famille,  et des secours plus longs à arriver malgré les routes vides. "Il y a eu probablement des difficultés à joindre les secours, le 15 (Samu) et le 18 (pompiers) avec des temps d'attente plus importants", ajoute-t-il.

Des décès collatéraux à prendre en compte à l'avenir 

"Cette augmentation de l'incidence des arrêts cardiaques extra-hospitaliers met en évidence les décès collatéraux, non pris en compte dans les statistiques de décès de Covid-19", selon les auteurs pour qui cela devrait être pris en compte à l'avenir dans les stratégies de santé publique.
Les résultats de l'étude permettent de "mieux appréhender les conséquences de cette crise, les leçons à tirer également pour mieux réagir en cas de deuxième vague" estime Nicole Karam, également chercheuse à l'Inserm. Elle juge "nécessaire de trouver un équilibre" entre la prise en charge de l'épidémie et le suivi des autres malades.
Une augmentation de l'incidence des arrêts cardiaques a été observée ailleurs, à New-York, en Californie, et en en Italie, en particulier en Lombardie.

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