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Coronavirus : le Pays Basque bon élève en matière de vaccination

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Par , , France Bleu Pays Basque

Avec près de 6% de la population ayant reçu au moins une dose, le taux de vaccination dans le département est plus élevé qu'au niveau hexagonale, alors que parallèlement, le taux d'incidence, lui, baisse toujours pour atteindre le niveau du mois d’août 2020.

Le taux de vaccination anti-covid est plus élevé au Pays Basque que la moyenne hexagonale
Le taux de vaccination anti-covid est plus élevé au Pays Basque que la moyenne hexagonale © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Avec 28.674 doses administrées depuis début janvier, le Pays Basque fait figure de bon élève, comme l’ensemble des Pyrénées-Atlantiques, où 5.9% de la population du département a reçu au moins une injection contre 4.9% pour  l’ensemble de la France. Et le rythme devrait encore s’accélérer avec notamment la création d'un neuvième centre de vaccination au Pays Basque. Situé à Cambo-les-Bains, il ouvrira ses portes la semaine prochaine au sein de l'établissement Toki Eder. A partir de lundi prochain, les pharmacies pourront également vacciner les plus de 50 ans présentant des facteurs de risque. Mais elles recevront les doses AstraZeneca initialement promises aux médecins généralistes. Faute de vaccin en nombre suffisant, l’accélération devrait donc être limitée.

"Il faut que le plus de monde puisse vacciner"

Pas d'incidence toutefois pour les centres de vaccination qui, eux, administrent essentiellement des doses de Pfizer-BioNTech et de Moderna aux personnes de plus de 50 ans présentant certaines pathologies pouvant aggraver les conséquences du Covid-19 et aux plus de 75 ans. "Nous ne sommes pas atteints par cette suppression de commandes, confirme le Docteur Laurent Journaux, de SOS Médecin Côte Basque qui gère la vaccination au centre de Glain à Bayonne. Ce sont les médecins généralistes qui, dans leur cabinet, avaient prévu de vacciner leurs patients avec de l'AstraZeneca qui, sans grands préavis, voient leurs commandes annulées pour la semaine prochaine."

Pour autant, reconnait le médecin, l'objectif étant de vacciner le plus possible de monde le plus rapidement possible, "si les moyens en termes de doses de vaccins sont disponibles, il est évident qu'il faut que le plus de monde puisse vacciner." Mais comme justement le nombre de doses de vaccins disponibles continuent de croître plus lentement que les besoins, "je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure semaine qui ait été choisie", conclut le Docteur Journaux.

Messages brouillés

Pour autant, et même si "les messages de l'ARS (Agence Régionale de Santé) ne sont pas toujours très clairs (...) on semble quand même comprendre que le nombre de vaccins disponibles va augmenter." Une bonne nouvelle, a priori, pour les nombreuses personnes concernées qui n'arrivent toujours pas à obtenir de rendez-vous de vaccination face à la forte affluence, tous les créneaux ouverts étant réservés en à peine quelques heures. Bien que le Pays Basque et les Pyrénées-Atlantiques ne soient pas prioritaires, en affichant le taux d'incidence le plus faible en France - 43 cas positifs de Covid 19 pour 100 000 habitants selon les derniers chiffres de Santé Public France - en deçà du seuil  d'alerte (50 cas pour 100.000 habitants), "pour l'instant, je n'ai pas d'élément qui me permette de penser que le nombre de vaccins va baisser" chez nous, assure le responsable de SOS Médecin Côte Basque.

Cette semaine, le centre de vaccination de Glain, le seul au Pays Basque à être ouvert 7 jours sur 7, a reçu 400 nouvelles doses de Moderna. Il a ainsi pu ouvrir un 3e poste de vaccination. "Au début, nous avions 600 doses par semaine. Nous sommes passés assez rapidement à 840 et maintenant nous ajoutons 60 doses de Moderna par semaine", acquiesce Laurent Journaux. A Biarritz, le centre de vaccination a également reçu des doses de vaccins Moderna et de Pfizer-BioNTech lui permettant, avec l'accord de l'ARS, de vacciner désormais 720 personnes chaque semaines. Par ailleurs, un neuvième centre doit ouvrir la semaine prochaine à Cambo-les-Bains, dans les locaux de la clinique Toki Eder.

Alléger les mesures sanitaires

Au Pays Basque, où le taux d'incidence, le plus faible en France métropolitaine, est donc passé depuis la fin de semaine dernière sous le seuil d'alerte selon les données Geodes - Santé Publique France, de nombreuses voix se font entendre pour demander un assouplissement des mesures sanitaires, en particulier du couvre-feu fixé à 18 heures comme dans les régions où le taux d'incidence est très élevé. Les gens "de plus en plus, semblent ne pas le respecter et _ne pas comprendre d'être obligés de se presser pour aller tous ensemble faire des courses au même endroit au même moment_, alors que si c'était ouvert avec des plages normales, ce serait plus dilué et ça semblerait plus logique", témoigne le Docteur Laurent Journaux.

Il fait parti de ceux qui sont favorables à un allégement. "Je ne suis pas épidémiologiste, mais là, c'est une opinion personnelle, je serais plutôt favorable à avoir une vie normale et à pouvoir garder des mesures barrières, mais beaucoup plus pour protéger les personnes à risques. Mais ça, c'est mon opinion", conclut le médecin qui ne prétend pas, contrairement à d'autres, détenir la vérité.

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