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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "le pic dans le Grand Est pour le week-end prochain" selon le Pr Rabaud, du CHRU de Nancy

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Champagne-Ardenne

Christian Rabaud, infectiologue et président de la commission médicale d'établissement du CHRU de Nancy, était l'invité de France Bleu dans le Grand Est ce jeudi. Il attend un pic de l'épidémie le week-end prochain. Mais attention, tout ne sera pas réglé.

Façade principale au CHRU , hôpital de Nancy Brabois
Façade principale au CHRU , hôpital de Nancy Brabois © Radio France - Nathalie Broutin

Le professeur Christian Rabaud, infectiologue et président de la commission médicale d'établissement au CHRU de Nancy, était l'invité de France Bleu dans le Grand Est ce jeudi. Il s'exprime sur le pic à venir, la prise en charge des patients qui devient tendue en Lorraine et sur la recherche d'un remède.

"On attend le pic le week-end prochain, celui du 28 et 29 mars" dans le Grand Est, explique le professeur Rabaud. Tout en nuançant, cela ne veut pas dire qu'une fois le pic passé, tout ira mieux : 

"D'autres gens vont arriver et remplir l'hôpital. Le temps que l'hôpital commence à se vider, il faudra encore deux à trois semaines."

Réfléchir à désengorger les hôpitaux de Nancy et Metz

Il faut dire que la situation est déjà très tendue puisqu'à Nancy, 90 des 110 lits en réanimation actuellement ouverts sont occupés. Et les capacités de croissance sont désormais limitées, poursuit Christian Rabaud : 

"On a encore la capacité de créer des lits supplémentaires. Mais il faut commencer à réfléchir à mettre ailleurs des patients, en France".

Selon le professeur Rabaud, il faudra recourir en Lorraine (pour les hôpitaux de Nancy et Metz) au TGV médicalisé qui va emmener ce jeudi des patients alsaciens vers des hôpitaux des Pays de la Loire : 

"Il faut désengorger avant d'atteindre la saturation. C'est le meilleur moment pour le faire parce que dans d'autres régions, il y a encore de la place."

Quand le pic arrivera dans le reste de la France, les patients du Grand Est seront guéris selon le professeur Rabaud.

L'essai clinique débute aujourd'hui à Nancy

Le CHRU de Nancy qui participe à partir d'aujourd'hui à l'essai clinique Discovery qui consiste dans plusieurs pays européens à trouver un remède à ce coronavirus. Quatre traitements vont être essayés. Les patients admis à Nancy et testés positifs au Covid 19 recevront l'un des traitements, selon un tirage au sort. Il faudra plusieurs semaines pour savoir si un traitement fonctionne mieux qu'un autre. Un essai clinique qui a déjà commencé en Alsace en début de semaine, un essai est également en cours en Moselle.

Christian Rabaud qui se veut prudent concernant la Chloroquine, cette molécule présentée comme un remède par le professeur Raoult, à Marseille : 

"Dans l'état actuel des choses, rien ne permet de savoir qu'elle vaut mieux que l'absence de traitement. Elle fait partie de l'essai. Il faut se donner le temps de trouver un vrai traitement."

Et ne pas se mordre les doigts dans deux mois parce que la communauté médicale se sera trompée.

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