Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le pic de la 2e vague quasiment atteint en réanimation, la pression s'accentue sur l'exécutif

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La troisième vague de l'épidémie de coronavirus continue de grandir en France. Ce dimanche, les chiffres en réanimation frôlent ceux de la deuxième vague. L'exécutif espère voir les effets des nouvelles mesures restrictives dans les jours qui viennent.

De plus en plus de patients sont admis en réanimation à cause du Covid-19 [photo d'illustration].
De plus en plus de patients sont admis en réanimation à cause du Covid-19 [photo d'illustration]. © AFP - GEORGES GOBET

"Les mesures décidées la semaine dernière pourraient montrer leurs premiers effets, nous l'espérons, d'ici ce week-end au mieux, en début de semaine prochaine, sans doute", a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans son point de situation jeudi 25 mars. Force est de constater que cette amélioration espérée n'est pas visible dans les chiffres de ce week-end. 

En réanimation, le pic de la deuxième vague à l'automne est quasiment atteint : 4.872 ce dimanche, contre 4.903 en novembre dernier. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter depuis début janvier. Les services sont donc saturés, particulièrement en Ile-de-France, et la journée de dimanche a été marquée par ce signal d'alarme de 41 médecins de l'AP-HP (hôpitaux de Paris) dans les colonnes du Journal du dimanche : "Nous serons contraints de faire un tri des patients". Et ce constat : les morts s'accumulent. En Seine-Saint-Denis, département particulièrement frappé, au lycée Delacroix de Drancy, 20 élèves ont déjà perdu un parent à cause du coronavirus. Au total, 94.492 personnes ont succombé à la maladie depuis le début de l'épidémie en France.

Les semaines dites "cruciales" s'enchainent, avec au bout cette éternelle question : la France échappera-t-elle à un confinement dur, avec écoles fermées ? 

L'exécutif se donne encore trois jours pour analyser les mesures de freinage...

"Rien n'est décidé", répond Emmanuel Macron dans le Journal du dimanche. "Pour les jours qui viennent, nous allons regarder l'efficacité des mesures de freinage et nous prendrons si nécessaire celles qui s'imposent", souligne le chef de l'Etat. Un conseil de défense doit se tenir mercredi pour décider d'un éventuel durcissement des mesures. Aujourd'hui, des mesures de restrictions plus sévères s'appliquent dans 19 départements (pas de déplacements à plus de 10 km sans dérogation, pas de sortie du territoire sans motif impérieux, commerces fermés et demi-jauge en lycée). Parallèlement, 24 autres départements sont sous vigilance renforcée. Dans tout le pays, un couvre-feu est en vigueur de 19 à 6 heures. Partout, bars, restaurants, lieux culturels restent fermés.

"La bataille des prochains jours est simple. Du pragmatisme et une réponse adaptée face au virus, des mesures de freinage en particulier destinées à préserver les soignants et les personnes vulnérables et une mobilisation générale pour dérouler notre plan d'attaque sur le vaccin", a résumé Emmanuel Macron. Même tonalité chez son ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui a jugé sur BFM TV qu'il faudra parvenir à trouver un "point d'équilibre" entre les mesures de restrictions sanitaires et "la vie des enfants à l'école, la vie des salariés, des femmes et des hommes"

... mais il est déjà trop tard dénoncent médecins et professeurs des écoles

Dans une autre tribune dans Le Monde, neuf médecins de l'AP-HP étrillent la gestion de crise de l’exécutif, estimant qu'"en imposant aux soignants de décider quel patient doit vivre, le gouvernement se déresponsabilise de façon hypocrite".

Dans l’Éducation nationale, les témoignages s'enchaînent pour relater les difficultés grandissantes à faire fonctionner les établissements, les personnels enseignants et administratifs étant eux-mêmes touchés par l'épidémie. En Seine-Saint-Denis, jeudi dernier déjà, le syndicat SNUipp-FSU appelaient à fermer les établissements dans lesquels il y a des clusters.

Chez les 0-14 ans le taux d'incidence a augmenté de 31% du 15 au 21 mars par rapport à la semaine précédente, selon le point épidémiologique publié vendredi par l'agence sanitaire. Contrairement à nombre de ses voisins européens, la France refuse de fermer ses écoles même si désormais l'apparition d'un malade dans une classe entraîne sa fermeture dans les 19 départements les plus touchés. Pour le chef de l'Etat, "la fermeture complète des écoles ne saurait être un tabou, mais elle doit demeurer un dernier recours et une mesure limitée au maximum dans le temps"

La vaccination s'accélère : "la lumière au bout du tunnel" ?

Nombre d'épidémiologistes recommandent un durcissement des restrictions. Et des élus demandent l'extension de la vaccination, ouverte samedi aux plus de 70 ans sans comorbidités. "Ce serait un mauvais choix politique et sanitaire", pour Emmanuel Macron. "Si j'ouvrais à toutes les tranches d'âge d'un coup, il y aurait des inégalités sociales et territoriales dans l'accès au vaccin", assure-t-il. 

Alors que près de 3 millions de doses supplémentaires sont attendues cette semaine, le président mise sur le déploiement de "mégacentres" de vaccination pour tenir son engagement de "proposer un vaccin à tous les adultes qui le souhaitent avant la fin de l'été". Une accélération de la production et de la livraison des vaccins qui va permettre à l'Europe de voir "la lumière au bout du tunnel", assure le commissaire européen en charge des vaccins, Thierry Breton, alors que l'Union Européenne a été vivement critiquée pour sa gestion du dossier.

A ce jour, près de 7,8 millions de personnes ont reçu au moins une première injection de vaccin anti-Covid en France.

Les chiffres clés de l'épidémie en France au 28 mars 2021.
Les chiffres clés de l'épidémie en France au 28 mars 2021. © Visactu
Choix de la station

À venir dansDanssecondess