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Coronavirus : "le plus dur est à venir" estime une virologue du CHU de Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Astrid Vabret, virologue au CHU de Caen, une de spécialistes en France du coronavirus, était l'invitée de France Bleu Normandie ce mercredi 11 mars. Elle a expliqué ce que l'on sait et surtout ce que l'on ne sait pas sur le Covid-19. Selon elle " le plus dur, médicalement, est à venir"...

Astrid Vabret , virologue au CHU de Caen
Astrid Vabret , virologue au CHU de Caen © Radio France - - Francis Gaugain -

Astrid Vabret, virologue au CHU de Caen et spécialiste du coronavirus qu'elle "traque" depuis le mois de janvier, était l'invitée de France Bleu Normandie ce mercredi matin. Elle a fait le point sur l'état actuel des connaissances concernant le Covid-19.

Un tiers des habitants de la planète pourrait être infectés 

"Le nombre de personnes infectées peut être possiblement important" confie Astrid Vabret. Un tiers des habitants de la planète peuvent être potentiellement infectés par le coronavirus estime la virologue. C'est ce qui fait la gravité du Covid-19 car "dans 4 cas sur 5 cette infection est bénigne". Le coronavirus est un phénomène clairement plus important que celui de la grippe saisonnière poursuit Astrid Vabret. Le taux de mortalité est plus élevé que pour une grippe hivernale. Surtout à partir de 60 ans . Un taux de létalité qui augmente ensuite sensiblement pour les patients âgés de plus de 75 ans. 

ça va être chaud jusqu'en juin  

Combien de temps cette crise du coronavirus peut-elle durer ? 

"J'espère qu'on sera tranquille cet été mais ça va être chaud jusqu'en juin" pense Astrid Vabret.

Il y aura, selon elle,  de plus en plus de cas. "Le plus dur , médicalement , est à venir et c'est tout notre système de santé et nos hôpitaux qui vont être mobilisés. Ce que l'on ne sait pas c'est comment notre système de santé va tenir le choc".  L'arrivée du printemps et la hausse espérée des températures n'entrainera pas forcément la disparition du virus. "Il ne faut pas trop compter là-dessus (...) ça peut jouer mais ce sera minime" . 

Tout le monde ne pourra pas être dépisté

C'est le moment d'être solidaire, de ne pas penser qu'à soi et de ne pas encombrer le système de soins avertit la spécialiste. Au stade 3 de la crise, les formes bénignes seront vues par la médecine générale et les plus graves seront traitées par les hôpitaux. Tout le monde ne pourra pas être dépisté. Ceci  pour éviter l'encombrement des laboratoires mais aussi  parce que ça a un coût : 54 euros par test . Des dépistages qu'il faudrait , de toute façon, vu la progression du virus, faire  tous les deux jours pour savoir si on est touché ou pas... 

Pas de psychose au supermarché

Astrid Vabret a expliqué aux auditeurs de France Bleu Normandie comment se protéger au mieux de cette épidémie. Elle a rappelé les gestes simples comme celui de se laver les mains ou de nettoyer régulièrement téléphones et claviers. Mais elle a aussi tenu à rassurer ceux qui l'ont interrogée sur la durée de vie du coronavirus sur les objets inertes. "Globalement c'est quelques heures. Pas de psychose dans les supermarchés ! "  Il n'y a encore eu, à sa connaissance  aucun constat  de contamination sur les produits que l'on touche dans les magasins.

Un danger pour les enfants ?

Si les enfants sont très peu concernés par une forme sévère de contamination,  ils sont, en revanche , contagieux. Attention donc aux risques éventuels  de transmission  aux parents ou  grands parents, par définition plus âgés et donc plus fragiles. Concernant les femmes enceintes, pas de risque jusqu'à présent de contamination au foetus. Les femmes enceintes restent  toutefois des personnes fragiles. Une "attention particulière" doit être apportée en fin de grossesse.

Un phénomène naturel

En guise de conclusion, Astrid Vabret a expliqué que ces phénomènes de virus existent depuis très longtemps. Depuis 12 000 ans , depuis que l'homme a considérablement colonisé et  bouleversé, par ses activités, le fonctionnement de notre planète.

"C'est un phénomène naturel qui démontre aujourd'hui la fragilité de nos façons de vivre"  estime la virologue.

Astrid Vabret , virologue au CHU de Caen, répond aux questions que vous vous posez sur le coronavirus

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