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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le point sur l'épidémie en chiffres, en attendant un éventuel reconfinement

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Par , , France Bleu

Alors qu'un troisième confinement dès cette semaine était présenté comme une piste sérieuse, l'Élysée privilégie désormais d'attendre pour mesurer l'effet du couvre-feu à 18h sur tout le territoire national, espérant un infléchissement des chiffres de l'épidémie de Covid-19.

Patient Covid-19 en soins intensifs à l'hôpital Tenon AP-HP à Paris, le 26 janvier 2021.
Patient Covid-19 en soins intensifs à l'hôpital Tenon AP-HP à Paris, le 26 janvier 2021. © AFP - ALAIN JOCARD

L'exécutif réunit un nouveau conseil de défense ce mercredi 27 janvier. Le chef de l'État Emmanuel Macron ne devrait toutefois pas prendre la parole à l'issue de la réunion. Présentée comme une piste sérieuse en début de semaine, l'hypothèse d'un troisième confinement semble suspendue dans l'immédiat.

L'Élysée privilégie désormais d'attendre quelques jours pour mesurer pleinement l'effet du couvre-feu à 18h sur tout le territoire national, entré en vigueur le 16 janvier. Le gouvernement scrute de près les chiffres de l'épidémie. La fermeture des cafés, restaurants et lieux culturels depuis la fin du mois d'octobre, contestée par une partie de la population et des acteurs concernés, "ne permettent que de stabiliser l'épidémie. Or le variant anglais est là, on sait qu'il se propage plus rapidement, donc les mesures actuelles vont être dépassées", a expliqué à l'AFP l'épidémiologiste Pascal Crépey, chercheur à l'Ecole des hautes études en santé publique (Ehesp). 

"Plus le confinement intervient tôt, plus il est efficace (...) Mais si le confinement se fait sans que les Français soient prêts à l'accepter, il risque de ne pas être bien suivi. C'est une équation compliquée à résoudre", a-t-il concédé. "L'acceptabilité est un sujet de vigilance et un enjeu très important car au premier confinement l'adhésion était de 85%, au deuxième de 65% et actuellement de 40%", a confirmé une source gouvernementale à l'agence de presse, alors que les Pays-Bas sont secoués par des émeutes depuis l'entrée en vigueur d'un "simple" couvre-feu samedi.

Hausse progressive des hospitalisations et de la mortalité

"On n'est pas dans l'extrême urgence. On n'est pas à une semaine près", estime de son côté le président du conseil scientifique, qui guide les choix du gouvernement, Jean-François Delfraissy, dans une interview à Libération. Dimanche, l'immunologue s'était montré plus alarmiste, disant qu''il y a urgence" et qu'"il faudra probablement aller vers un confinement".

Que disent les chiffres publiés quotidiennement par Santé publique France et le ministère de la Santé à partir des données récoltées notamment dans les hôpitaux et laboratoires de test ? Si la courbe du nombre de cas doit faire l’objet de précautions - la méthode de comptage et le nombre de tests ayant évolué au fil des mois - les données concernant les patients hospitalisés ou en réanimation permettent de suivre l'évolution de l'épidémie. 

Or les indicateurs de pression hospitalière et de mortalité, particulièrement scrutés par le gouvernement, se dégradent lentement depuis une quinzaine de jours. 

La barre des 3.000 malades du Covid-19 soignés dans les services de réanimation a de nouveau été dépassée (3.081), alors que ce chiffre s'était stabilisé autour de 2.600 fin décembre-début janvier. Le rythme des hospitalisations est aussi en hausse, atteignant un total de 27.041 malades hospitalisés indique Santé publique France ce mardi, chiffre sans précédent depuis le 2 décembre. 612 malades sont morts en 24h à l'hôpital.

Si le taux d'occupation des lits en réanimation est encore loin du niveau atteint lors du pic de la première vague épidémique en avril 2020 (139% en moyenne) et du 16 novembre (97,1%), il était de 57,5% vendredi 23 janvier, un chiffre supérieur à Noël (51,8%). 

Hausse des tests positifs

Les données de Santé publique France sur le nombre de cas sont à regarder avec davantage de précautions mais elles montrent toutefois que l'épidémie de Covid-19 circule toujours activement. Entre lundi et vendredi dernier, entre 22.000 et 30.000 personnes ont été testées positives, des chiffres en légère hausse par rapport à la semaine précédente. Lundi 25 janvier, le site spécialisé CovidTracker, qui s'appuie sur les chiffres officiels, indiquait qu'en moyenne, 19.855 tests positifs au Covid-19 sont réalisés chaque jour, soit 9 % de plus que les sept jours précédents. Ce mardi, Santé publique France a recensé 22.086 nouveaux cas de Covid-19 ces dernières 24 heures.

Au niveau national, le taux d'incidence (cas positifs pour 100.000 habitants sur sept jours) est reparti à la hausse, passant de 190 à 208 en une semaine. 

Coronavirus. Les 20 départements ou territoires où le taux d'incidence est le plus élevé
Coronavirus. Les 20 départements ou territoires où le taux d'incidence est le plus élevé © Visactu

Des variants qui inquiètent

La propagation de nouveaux variants du virus (britannique, sud-africain, californien...) "changent complètement la donne", selon les mots du président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, qui redoute que la France se retrouve "dans une situation extrêmement difficile, comme les autres pays (européens), dès la mi-mars". Le Royaume-Uni est devenu mardi le premier pays européen à franchir le seuil des 100.000 morts du Covid-19. Or le variant à l'origine de la flambée épidémique chez nos voisins est aujourd'hui présent "à des niveaux de 7, 8 ou 9% dans certaines régions françaises", a estimé dimanche Jean-François Delfraissy sur BFMTV, alors qu'une première enquête l'a mesuré à 1,4% au niveau national les 7 et 8 janvier. Santé publique France doit lancer une nouvelle étude cette semaine, pour évaluer la circulation des variants anglais et sud-africain, plus contagieux.

Sur le front de la vaccination, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mardi que le délai entre les deux doses du vaccin Pfizer sera maintenu à "3 ou 4 semaines", en dépit des avis de deux autorités sanitaires qui estimaient qu'on pouvait l'allonger à six semaines pour vacciner davantage de personnes. Un report n'aurait in fine qu'un "impact mineur sur le rythme des vaccinations", a-t-il justifié.  Un rallongement était loin de faire consensus chez les médecins, qui s'inquiètent d'une moindre efficacité des vaccins. La barre du million d'injections a été dépassée en France ce week-end. Mais pour le conseil scientifique, si les vaccins constituent "un espoir majeur pour limiter l'impact voire résoudre en grande partie la pandémie Covid-19", ce n'est "pas avant l'été - automne 2021".

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