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Coronavirus : le service des maladies infectieuses du CHU de Rouen se prépare à un probable deuxième pic

La région Normandie n'est pas encore en alerte mais le nombre de malades augmente régulièrement. Au CHU de Rouen, le personnel du service des maladies infectieuses est prêt à faire face à un probable second pic de l'épidémie dans les semaines qui viennent. Témoignages.

Armand, Émeric et Delphine sont respectivement infirmier, aide-soignant et ASH dans le service des maladies infectieuses du CHU de Rouen.
Armand, Émeric et Delphine sont respectivement infirmier, aide-soignant et ASH dans le service des maladies infectieuses du CHU de Rouen. © Radio France - Christine Wurtz

Les mines sont reposées et les visages sont bronzés sous les masques. L'été a été plutôt calme dans le service des maladies infectieuses du CHU de Rouen. Ce 28 août 2020, il n'y a que trois malades du Covid dans le service du Professeur François Caron, personne en réanimation depuis la mi juin, mais un patient est décédé la veille et le nombre de malades augmente. "C'est impressionnant" commente le chef du service. "On a vécu des semaines de dépistage avec moins de 1% des résultats positifs, mais là actuellement à Rouen on est à 4% de sujets positifs". Exactement comme la moyenne nationale. Le département de la Seine-Maritime n'est pas en alerte, "mais nul doute que ça va nous tomber dessus" prédit François Caron. 

Nul doute que ça va nous tomber dessus. - François Caron, chef du service.

La question n'est donc pas si ? mais quand ?. Dans la salle de staff comme dans la salle de pause, c'est évidemment le sujet de conversation entre collègues. "Les plus pessimistes attendent la deuxième vague très vite, les plus optimistes se disent qu'on n'en aura pas beaucoup, mais ce sera serein. C'est le mot qui prime en tout cas" confie Armand, infirmier dans le service. Serein, Émeric l'est aussi. Comme ses collègues, cet aide soignant maîtrise désormais parfaitement la prise en charges des patients, mais les héros sont un peu fatigués. "La fatigue peut vite venir. Même si on a eu des vacances et qu'on s'est reposé, psychologiquement ça a été difficile" reconnaît le jeune homme. "On a vu des patients se dégrader rapidement. Des patients plutôt jeunes partir en réanimation". Mais ça n'a pas entamé la vocation d'Émeric. En septembre, il entre à l'école d'infirmières pour trois ans. 

Un double défi à relever pour l'hôpital

Au CHU de Rouen, tout le monde le sait, on pourra souffler quand un vaccin sera disponible. D'ici là, l'hôpital s'organise pour faire face à un éventuel deuxième pic de l'épidémie de coronavirus. Les scénarios,  les protocoles organisationnels et sanitaires sont prêts. Avec un double défi à relever : celui de parvenir à gérer l'afflux de patients Covid tout en continuant à prendre en charge toutes les autres pathologies. "Il faut qu'on s'organise sur du long terme" explique Christophe Giraud, médecin réanimateur et vice président de la Commission Médicale de l'Etablissement. "Tenir dans la durée, c'est vivre avec le virus, attendre le vaccin, et d'ici là faire en sorte qu'on traite aussi bien le Covid que le non-Covid et ça, ça va être un peu compliqué" reconnaît Christophe Giraud. 

Armand, infirmier, devant le mur de la salle de staff où s'affichent les mots de remerciementsau personnel soignant.
Armand, infirmier, devant le mur de la salle de staff où s'affichent les mots de remerciementsau personnel soignant. © Radio France - Christine Wurtz

Dans le service, on croise les doigts pour que le pic ne soit pas trop fort. Personne n'a envie de revivre la situation que le CHU a connue en mars-avril, même si l'hôpital a pu prendre en charge tous les patients qui devaient l'être. En témoignent les nombreux dessins, photos, mots d'enfants remerciant le personnel soignant affichés dans la salle de staff. Ils boostent encore le moral des troupes dans la perspective d'une possible deuxième vague. Depuis le début de l'épidémie, le CHU de Rouen a traité 474 malades du Covid. Parmi eux, 64 sont décédés.

Écoutez le reportage de Christine Wurtz

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