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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : le Territoire de Belfort est-il vraiment l'un des plus touchés de France ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Avec 98 morts à l'hôpital dus au coronavirus, le Territoire de Belfort est statistiquement le plus meurtri de Franche-Comté et c'est encore plus spectaculaire, rapporté à sa population. Mais l'hôpital de Trévenans accueille des patients Covid-19 des départements voisins, y compris le Haut-Rhin.

L'hôpital Nord Franche-Comté à Trévenans accueille des patients terrifortains, mais aussi de Haute-Saône, du Doubs.
L'hôpital Nord Franche-Comté à Trévenans accueille des patients terrifortains, mais aussi de Haute-Saône, du Doubs. © Maxppp - Lionel Vadam

Le Territoire de Belfort est-il l'un des départements les plus touchés de France par le coronavirus ? Les chiffres semblent le montrer, mais ils reflètent surtout la situation particulière de l'hôpital de Trévenans, au carrefour des trois départements du Pôle Métropolitain du Nord Franche-Comté : le Territoire de Belfort, donc, une partie de la Haute-Saône avec le pays d’Héricourt et une partie du Doubs avec le pays de Montbéliard.

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, 98 personnes ont succombé au Covid-19 dans le Territoire de Belfort (décès à l'hôpital, chiffres mis à jour le 9 avril), selon les données du ministère de la santé. C'est presque 23% des morts du coronavirus en Bourgogne-Franche-Comté, alors que le Territoire de Belfort, plus petit département de France hors région parisienne, ne représente que 5% de la population régionale.

C'est encore plus spectaculaire si l'on se réfère à la population du Territoire de Belfort (142.622 habitants selon les chiffres de l'Insee en 2017). Par exemple, avec cette cartographie établie par des chercheurs de l'Université de Strasbourg, en collaboration avec le service des maladies infectieuses et le service de santé publique des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

En cherchant le nombre cumulé d'hospitalisations par habitants, sur la période du 18 mars au 8 avril, on trouve 248,31 hospitalisations pour 100 000 habitants : le Territoire de Belfort semble bien l'un des plus touchés de France par le coronavirus. Plus que le Haut-Rhin qui est pourtant, en chiffres absolus, le plus meurtri de France (après Paris).

Hospitalisations Covid-19 rapportées à la population (période 18 mars/7 avril.
Hospitalisations Covid-19 rapportées à la population (période 18 mars/7 avril. - Capture d'écran Unistra

Le premier cas de malade du Covid-19 dans le Territoire de Belfort a été identifié le 4 mars. Il s'agissait d'une Belfortaine qui s'était rendue au rassemblement religieux de Mulhouse, au mois de février. Les premiers communiqués détaillés de l'agence régionale de santé signalaient début mars que "la plupart de ces nouveaux cas confirmés" étaient liés à cet événement, avant que l'épidémie prenne l'ampleur que l'on connaît.

L'hôpital de Trévenans suit bien plus que le Territoire de Belfort 

Il s'agit pourtant d'un "biais statistiques", prévient le préfet du Territoire de Belfort. L'hôpital Nord-Franche-Comté de Trévenans prend en charge, comme son nom l'indique, des patients du pays de Montbéliard et du pays d'Héricourt. Le Pôle métropolitain, c'est plus de 300 000 habitants sur près de 200 communes, ce qui en fait un des bassins les plus peuplés de Bourgogne-Franche-Comté (Insee 2019).

Dans le contexte du coronavirus, l'hôpital de Trévenans a même accueilli des malades alsaciens, "au début de l'épidémie", avant de "freiner ces transferts" pour pouvoir se concentrer sur ses "propres besoins" précise l'hôpital. A l'inverse, à partir du 28 mars, il a bénéficié du déplacement de malades francs-comtois vers d'autres régions : 12 patients ont été transférés en Rhône-Alpes et dans le sud de la France.

Face à la crise du coronavirus, l'hôpital Nord Franche-Comté, établissement dit "de deuxième ligne", derrière Besançon et Dijon, est monté en puissance : au 10 avril, il compte 258 "lits Covid" qui ne sont pas tous occupés et 52 lits de réanimation. La capacité des lits de réanimation a été triplée. 

Le HNFC a reçu le renfort de personnels soignants du secteur privé, ainsi que du prêt de matériel. Certaines activités ont été déplacées vers d'autres établissements : la clinique de la Miotte, par exemple, accueille les urgences de petites traumatologie. Depuis le 16 mars, toutes les activités chirurgicales non urgentes et non cancérologiques ont été déprogrammées, afin de "mobiliser les personnels médicaux et paramédicaux sur l’établissement notamment dans les services de médecine et réanimation".

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