Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : le vaccin AstraZeneca/Oxford autorisé au Royaume-Uni

-
Par , France Bleu

L'agence britannique du médicament a donné ce mercredi son feu vert au vaccin anti-coronavirus développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford. Bien moins coûteux que celui de Pfizer/BioNTech, il est également possible de le stocker dans un simple réfrigérateur.

Le vaccin développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford a été approuvé par les autorités britanniques
Le vaccin développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford a été approuvé par les autorités britanniques © AFP - JOHN CAIRNS / UNIVERSITY OF OXFORD

Après avoir été le premier pays au monde à autoriser puis à déployer le vaccin Pfizer/BioNTech, le Royaume-Uni récidive. Ce mercredi, l'agence britannique du médicament (MHRA) a donné son feu vert au vaccin anti-Covid développé par le groupe britannique AstraZeneca avec l'université d'Oxford. Cette nouvelle autorisation permettra aux autorités d'accélérer la campagne de vaccination. 600.000 personnes ont déjà été vaccinées depuis le 8 décembre.

"Le gouvernement a accepté aujourd'hui la recommandation de l'Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d'autoriser l'utilisation du vaccin Covid-19 de l'université d'Oxford/AstraZeneca", a annoncé un porte-parole du ministère de la Santé, faisant du Royaume-Uni le premier pays à approuver ce vaccin moins coûteux et plus facile à distribuer.

Il est précisé que les autorités sanitaires britanniques ont donné ce feu vert à la suite "d'essais cliniques rigoureux et à une analyse approfondie des données des experts de la MHRA". Ce nouveau vaccin répond à des "normes strictes de sécurité, de qualité et d'efficacité" a ajouté le porte-parole.

Le Royaume-Uni a commandé 100 millions de doses de ce vaccin, sur des contrats représentant au total plus de 350 millions de doses d'ici à la fin de l'année prochaine, en s'approvisionnant auprès de sept fabricants dès la phase des essais cliniques. La vaccination devrait débuter le 4 janvier.

Moins coûteux et plus pratique

Si le vaccin d'AstraZeneca/Oxford est aussi attendu, c'est qu'il représente de nombreux avantages. Premièrement, son coût. Environ 2,50 euros la dose, contre une trentaine d'euros pour le vaccin Pfizer ou Moderna. Deuxièmement, ce nouveau vaccin est beaucoup plus facile à stocker. Alors que celui de Pfizer doit être conservé à une température de -70°C puis utilisé dans les cinq jours, le vaccin AstraZeneca peut se conserver dans un simple réfrigérateur, soit entre 2 et 8°C. Un aspect non-négligeable qui permet plus facilement le déploiement d'une vaccination à grande échelle. 

Autre avantage, le directeur d'AstraZeneca affirme que son vaccin est capable de combattre le nouveau variant du coronavirus, présentant selon une étude britannique une contagiosité supérieure de 50% à 74%. Contre cette mutation, "nous pensons pour l'instant que le vaccin devrait rester efficace", a indiqué Pascal Soriot au Sunday Times. "Mais on ne peut pas en être sûr donc nous allons faire des essais". Il a assuré que de nouvelles versions étaient préparées au cas où, tout en espérant ne pas en avoir besoin : "Il faut être préparé".

Un vaccin "sûr"

Le vaccin d'AstraZeneca est le premier à avoir été validé par une revue scientifique, The Lancet, le 8 décembre dernier. Sur les 23.754 volontaires qui ont participé à ces essais, seul un patient à qui ce vaccin a été administré a connu un "effet indésirable grave susceptible d'être lié" à cette injection, selon les données publiées dans The Lancet.

Vaccin dit "à vecteur viral", il a été développé à partir d'un autre virus récupéré chez un chimpanzé, qui a été transformé et adapté pour combattre le Covid-19. 

En novembre, dans ses résultats intermédiaires d'essais cliniques, le laboratoire britannique avait annoncé que son vaccin était en moyenne efficace à 70% contre plus de 90% pour ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna.

L'efficacité du vaccin AstraZeneca/Oxford est de 90% pour les volontaires qui ont d'abord reçu une demi-dose, puis une dose complète un mois plus tard, mais de seulement 62% pour un autre groupe qui a pourtant été davantage vacciné avec deux doses complètes à un mois d'écart.

L'injection d'une demi-dose était en fait due à une erreur et seul un groupe réduit avait suivi le deuxième protocole, ce qui avait suscité critiques et inquiétudes, poussant l'entreprise à annoncer le 26 novembre la tenue d'une "étude supplémentaire" pour vérifier ces résultats.

"Nous pensons que nous avons trouvé la formule gagnante et comment arriver à une efficacité qui, avec deux doses, est élevée comme celle des autres", a assuré dimanche le directeur général d'AstraZeneca, Pascal Soriot, au Sunday Times.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess