Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les AESH gardoises inquiètes face au risque de décrochage scolaire

-
Par , France Bleu Gard Lozère

Depuis le début du confinement, les élèves de primaire, collège, lycée mais aussi les étudiants suivent les cours depuis leur domicile. Une situation parfois compliquée à gérer, et qui l’est d’autant plus pour les élèves en situation de handicap.

Pour les AESH, le décrochage scolaire est un vrai danger en cette période de confinement
Pour les AESH, le décrochage scolaire est un vrai danger en cette période de confinement © Radio France - Clément Lhuillier

"Nous ne sommes qu'au début du confinement. Pour l'instant, il n'y a pas de décrochage mais avec le temps, certains élèves vont accumuler du retard. On ne pourra pas y échapper vu la situation." Pour Valérie Koehly, le constat est clair. Cette AESH (accompagnante d'élèves en situation de handicap) est basée à Beaucaire.

Elle suit quatre élèves, inscrits au collège. Maintenir le lien avec eux est compliqué : "J'appelle régulièrement les parents pour les aider mais pour l'instant, je me cantonne surtout à un rôle d'intermédiaire entre eux et les professeurs, pour faire remonter les problèmes.

Beaucoup d'élèves handicapés subissent d'importantes charges de travail

Parmi les problèmes rencontrés : les devoirs à la maison. Les professeurs manquent de temps pour faire du cas par cas. Plusieurs élèves en situation de handicap subissent d'importantes charges de travail à la maison. "Cela nécessite de l'organisation. J'ai de la chance de pouvoir être chez moi pour aider mon enfant", explique Stéphanie.

Pendant le confinement, cette habitante de Beaucaire aide Maxence, son fils âgé de 12 ans. Maxence souffre de plusieurs troubles cognitifs. "Notre AESH nous appelle souvent, mon employeur m'a dit de rester à la maison pendant le confinement donc Maxence est bien encadré. Mais je sais que beaucoup d'enfants handicapés n'ont pas cette chance."

Des contextes familiaux parfois difficiles

Autre problème de taille : le manque de communication. Stéphanie, AESH dans le pays cévenol, s'est sentie abandonnée par sa direction lorsque le confinement a été proclamé : "Pour ma part, je n'ai reçu aucune consigne. Je n'ai eu aucune nouvelle de l'enseignant référent, ni de mon établissement."

La suite des événements l'inquiète beaucoup. Dans bien des cas, les élèves en situation de handicap se trouvent dans des contextes familiaux difficiles. "Si nous aussi on les lâche, qu'est-ce qu'il va se passer pour eux ?", souffle-t-elle.

Le dépit face au manque de reconnaissance

Enfin, et c'est un problème qui ne date pas d'hier, les AESH soulignent encore une fois le manque de reconnaissance à leur égard. Sandy Bouterin s'occupent de plusieurs enfants du côté de Vauvert.

Et c'est avec un certain dépit qu'elle constate que le gouvernement ne mentionne jamais son quotidien et celui de ses collègues : "J'ai écouté les discours, les grands discours depuis le début du confinement. On a parlé des enseignants, des instituteurs mais pas un seul mot pour nous...". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu