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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les entreprises de sécurité de Bourgogne-Franche-Comté n'échappent pas à la crise

Les entreprises de sécurité souffrent elles aussi de la crise sanitaire. Elles ont vu leur chiffre d’affaire chuter de 25% en un mois en Bourgogne-Franche-Comté.

Malgré le déploiement en nombre de leurs agents dans les grandes surfaces notamment, les entreprises de sécurité vont également subir les conséquences de la crise sanitaire
Malgré le déploiement en nombre de leurs agents dans les grandes surfaces notamment, les entreprises de sécurité vont également subir les conséquences de la crise sanitaire © Maxppp - Lionel Vadam

Ce qu’elles gagnent d’un côté, elles le perdent de l’autre. Les entreprises de sécurité font elles aussi partie des victimes collatérales de la crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un mois. Ces sociétés de gardiennage ont vu leur chiffre d’affaire chuter de 25% en un mois. C’est la tendance en Bourgogne-Franche-Comté comme au niveau national, selon le G.E.S, Groupement des Entreprises de Sécurité, seul syndicat représentatif de la profession dans la région.

Un redéploiement des effectifs vers les magasins alimentaires

Avec la fermeture des galeries commerciales et autres magasins de bricolage et vêtements, les agents des entreprises de sécurité travaillent davantage avec les magasins alimentaires. La société Cosécur à Belfort, par exemple, a embauché des salariés supplémentaires en CDD pour répondre à la demande des enseignes de la grande distribution. « Nous avons embauché une petite dizaine de personnes en CDD. Ce sont des contrats courts d’un mois et demi à deux mois pour satisfaire la demande de nos clients de magasins hard discount notamment », explique un responsable de la société basée à Belfort.

Les Eurockéennes, une grosse perte pour la société Cosécur

Le problème est que cela ne suffit pas à compenser les pertes financières. Cette même entreprise mobilise en effet chaque année pendant un mois et demi 80 agents sur les Eurockéennes de Belfort. Le festival ayant été annulé cette année, Cosécur va y laisser des plumes. « Nous réalisons chaque année grâce au festival 10% de notre chiffre d’affaire annuel », explique le même responsable de la société Cosécur qui ne sera pas la seule victime. La note sera salée pour toutes les entreprises qui travaillent dans l’événementiel

Est Sécurité a perdu 150 000 euros de chiffre d’affaire en mars

Les entreprises de sécurité mobilisées sur les grandes manifestations sont fortement pénalisées. Est Sécurité qui compte 150 salariés en CDI en Bourgogne Franche-Comté a perdu 25 % de son chiffre d’affaire lié à l'événementiel au mois de mars. Son patron a fait les comptes : la perte s’élève à 150 000 euros. « Il ne faut pas que ça dure. J’ai de la chance de ne pas être spécialisé en événementiel. J’ai des collègues qui ne font que ça. Eux, ils pleurent ! C’est dramatique ! », explique Gabriel Rocchi, patron de la société qui compte une trentaine de clients dans la région dont une quinzaine de la grande distribution. Cette baisse de 25% du chiffre d’affaire en l’espace d’un mois est générale, constate ce chef d’entreprise, représentant syndical en Bourgogne Franche-Comté du G.E.S, Groupement des Entreprises de Sécurité.

Une surveillance accrue autour des sites industriels

Pour les entreprises chargées de la surveillance des sites industrielles, les accès sont plus contraignants. Ce sont parfois les clients qui fournissent les protections, masques, gants comme General Electric à Belfort. « Chaque arrivée de transporteur est étudiée. Soit on refuse, soit on accepte mais les consignes changent tous les jours », explique Jean-Charles Bossert, responsable de l’entreprise belfortaine MD sécurité. Les salariés ne passent plus par les tourniquets mais devant les agents. « On connaît même à l’unité près de le nombre de salariés qui sont présents sur le site », ajoute le dirigeant de la société.

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