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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les hôpitaux parisiens testent l'oxygénation à domicile

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) teste la possibilité d'oxygéner des patients chez eux, pour faire face à l'afflux de malades du Covid-19 en Ile-de-France.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Michèle Constantini

Baptisée "Covidom 02", cette initiative consiste en la possibilité d'oxygénation des patients à domicile sous surveillance médicale à distance, et vise à préparer la suite : "Faire en sorte que des patients puissent sortir de médecine aiguë plus rapidement de sorte à pouvoir en accueillir d'autres, par exemple sortant de réanimation", explique M. Hirsch, directeur général de l'AP-HP, dans le quotidien Libération à paraître ce mardi. 

Martin Hirsch, directeur général de l'APHP
Martin Hirsch, directeur général de l'APHP © Maxppp - Thomas Padilla

On teste s'il est possible de suivre leur état de santé et leur niveau de saturation en oxygène à domicile

"On essaye de mettre en place des systèmes d’oxygénation à domicile", expliquait le professeur Gilles Pialoux, infectiologue à Tenon, dans le journal Libération le 25 mars. "On fait tout pour sortir les malades stables de l’hôpital le plus rapidement possible." 

Covidom 2 s'ajoute à l'application d'e-santé "Covidom", mise en place par l’AP-HP depuis le 9 mars, et qui est destinée au suivi médical à domicile des patients porteurs ou suspectés Covid-19 qui ne nécessitent pas d’hospitalisation.

Le pic de la vague n'est pas encore atteint en Ile-de-France

La France a dépassé lundi la barre des 3.000 décès enregistrés dans les hôpitaux depuis le début de l'épidémie de coronavirus, avec un afflux sans précédent en réanimation, en particulier en Ile-de-France.

Or, le pic de la vague n'est pas encore atteint dans la région, selon Martin Hirsch : "Je ne sais pas quand il arrivera. Le pic serait le moment où on verrait diminuer jour après jour le nombre de patients dans les services de réanimation. Or il augmente encore", remarque-t-il. Parmi les points critiques, "la hantise, c'est de ne pas avoir les médicaments nécessaires. On a quelques jours de consommation en stock seulement", reconnait le directeur de l'AP-HP.

En revanche, en termes de respirateurs et matériel de réanimation, "on a réussi à amoindrir les problèmes. On a quelques approvisionnements. La fabrication monte en cadence", même si "on est toujours à devoir compter sur des respirateurs qui ne sont pas les plus adaptés", selon lui. Quant aux masques, "dans les hôpitaux de l'AP-HP, on a un mois devant nous".

Il y a bel et bien "un problème sur les salaires des paramédicaux."

Interrogé plus généralement sur l'avenir de l'hôpital après la crise du coronavirus, et notamment la question de la revalorisation des salaires, Martin Hirsch estime qu'il y a bel et bien "un problème sur les salaires des paramédicaux".

"Cette question ne s'est qu'à peine atténuée. L'extraordinaire, c'est que ceux qui considéraient qu'ils n'avaient pas été entendus lors du récent conflit hospitalier n'ont, face à la pandémie, fait preuve ni de rancune ni de petitesse, mais au contraire de générosité et de largesse. Cela nous oblige encore plus", confie-t-il.

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