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Coronavirus : les hôpitaux privés en renfort du public dans les Hauts-de-France

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Par , France Bleu Nord

Les hôpitaux publics sont en première ligne pour la prise en charge des patients qui présentent des symptômes graves du Covid-19 mais les hôpitaux privés assurent le soutien et se réorganisent depuis le début de la crise.

Les hôpitaux privés en soutien du public dans les Hauts-de-France (photo d'illustration)
Les hôpitaux privés en soutien du public dans les Hauts-de-France (photo d'illustration) © Maxppp - Christophe Morin

"Depuis le 13 mars, nous avons déprogrammé environ 80% de nos activités, en conservant les urgences et les prises en charge en cancérologie" indique François Guth, le directeur du pôle lillois du groupe Ramsay Santé qui regroupe 10 établissements privés dans la métropole de Lille.

Ces annulations décidées en lien avec l'ARS (l'agence régionale de santé) des Hauts-de-France ont pour objectif de permettre d'augmenter les capacités d'accueil des établissements et notamment d'ouvrir des lits de réanimation et de soins critiques.

A l'hôpital Le Bois, à Lille, par exemple "nous avons ouvert 10 lits supplémentaires en réanimation" souligne François Guth, ce qui porte à 20 le nombre de lits. "Et ils sont pleins", affime-t-il tout en précisant qu'il ne s'agit "pas de patients Covid-19, pour le moment". Il s'agit de patients qui souffrent d'autres pathologies mais ont besoin de soins de réanimation et qui sont donc transférés de l'hôpital public à l'hôpital privé.

L'hôpital public en première ligne, le privé en soutien

En effet, dans le partenariat mis en place entre le public et le privé et orchestré par l'ARS, c'est le public qui doit d'abord prendre en charge les patients qui souffrent du coronavirus et le privé "l'aide. Il se déleste sur nous de tous les patients qui ne sont pas Covid" poursuit François Guth.

Mais face à la "vague" de patients attendue dans les prochains jours, le secteur privé sera à son tour sollicité car les capacités d'accueil de l'hôpital public ne pourront plus suivre. François Guth le sait et "_les soignants s'y préparent depuis 15 jours_. Certains se sont reformés à la réanimation, à l'intubation, à l'extubation". Il y a une grande mobilisation des personnels qui font tout pour être aussi prêts que possibles.

Déjà des cas dans certains établissements privés

Si les hôpitaux du groupe Ramsay Santé n'ont pour l'instant aucun patient Covid dans leurs services, certains établissements privés en prennent déjà en charge. Sur les 32 patients à ce jour (en date du 27 mars) hospitalisés dans le privé dans les Hauts-de-France, certains sont positifs au coronavirus, d'autres en attente de confirmation, d'autres souffrent de pathologies qui n'ont rien à voir dit l'ARS sans donner plus de détails sur les chiffres.

L'ARS, chef d'orchestre du partenariat public / privé

L'agence régionale de santé est le grand chef d'orchestre de cette organisation entre l'hôpital public et l'hôpital privé. Elle a parallèlement délivré des autorisations provisoires de réanimation à des établissements qui n'en possédaient pas jusqu'alors. A ce jour, 60 lits de réanimation sont disponibles dans les établissements privés. Ce chiffre peut être porté à 130 dans les prochains jours si les besoins s'en font sentir.

Mais la coopération entre les établissements se fait aussi localement et directement entre les structures souligne Stéphanie Bécuwe, la déléguée régionale Hauts-de-France de la fédération de l'hospitalisation privée (73 établissements dans les Hauts-de-France). "Cette crise a permis un rapprochement indéniable des établissements publics et privés qui se parlent et travaillent ensemble" et doivent d'ailleurs s'adapter au quotidien en fonction de l'arrivée des patients.

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