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Covid-19 : "Les jeunes doivent vraiment rester à distance de leurs parents" pour le professeur Michel Slama

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Par , France Bleu Picardie

Alors que le nombre de patients hospitalisés pour cause de coronavirus augmente, le professeur Michel Slama, chef-adjoint du service réanimation du CHU d'Amiens, appelle les adolescents et les jeunes adultes à être très vigilants vis-à-vis de leurs proches.

Le nombre de patients Covid est en augmentation au CHU d'Amiens
Le nombre de patients Covid est en augmentation au CHU d'Amiens © Radio France - Annaig Haute

Le coronavirus poursuit sa progression en Picardie : la Somme et l'Oise sont en zone d'alerte sur la carte de l'épidémie. De nouvelles restrictions sanitaires devraient être annoncées dans les prochaines heures. Selon nos informations, dans la Somme la vente d'alcool pourrait être interdite entre 22 heures et 6 heures du matin. Et les bars et restaurant pourraient être contraints de fermer à  minuit. 

Mais où en est l'épidémie dans la Somme ? La situation est-elle tendue dans les hôpitaux ? Le professeur Michel Slama, le chef-adjoint du service réanimation du CHU d'Amiens, était l'invité de France Bleu Picardie pour en parler : « La situation au CHU d’Amiens est en progression mais reste très inférieure à ce qu'il se passe ailleurs en France. Nous avons actuellement une dizaine des patients hospitalisés en secteur conventionnel et _huit  patients Covid en réanimation_, ce qui correspond à 10% de notre capacité en terme de lits. La moyenne en France est à 20%, mais cela peut monter à 40% dans des villes comme Marseille. Pour l’instant, la situation est sans commune mesure avec celle que l’on a connue au printemps. L’évolution de la courbe du nombre de malades est lente et progressive. »

Le professeur Michel Slama, chef adjoint du service réanimation du CHU d'Amiens
Le professeur Michel Slama, chef adjoint du service réanimation du CHU d'Amiens © Radio France - Helène Fromenty

"La sociologie de la contamination a changé"

Pour le professeur Michel Slama, les chaînes de contamination ont évolué depuis le printemps : « La contamination est très différente : en mars dernier, il s’agissait d’une contamination massive qui touchait plutôt les personnes âgées. Actuellement, je pense qu’il s’agit plutôt d’une contamination intergénérationnelle entre les ados et les jeunes adultes et leurs parents. La sociologie de la contamination a changé on le voit très bien chez les patients qu’on voit en réanimation : la plupart du temps, ils ont été _contaminés pas leurs enfants ou leurs petits-enfants_. »

"Plus de câlins, plus de bisous"

Une fermeture anticipée des bars et des restaurants pourrait-elle enrayer la propagation du coronavirus dans la région ? L e professeur Slama n'en est pas certain : « Je pense que c’est nécessaire, mais je ne sais pas si c’est suffisant. Il faut surtout communiquer auprès des adolescents et des jeunes adultes en leur disant qu’ils peuvent se contaminer entre-eux, qu’ils peuvent avoir des séquelles à long terme. Mais il faut surtout qu’ils fassent très attention à leurs proches plus âgés. Pour moi, les jeunes doivent vraiment rester à distance de leurs parents et de leurs grands-parents : _plus de câlins, plus de bisous_, à partir du moment où on est jeune et où on a eu des comportements à risque comme faire la bise à ses camarades de classe ou participer à des soirées. » 

Le professeur Slama s’est aussi exprimé sur la possibilité d’un reconfinement. Cette hypothèse est pour l’instant exclue par le ministère de la santé et le médecin amiénois est sur la même ligne  : "Aujourd’hui, contrairement au mois de mars, nous avons des masques et tout ce qu’il faut pour éviter d’avoir à repasser par un reconfinement. "

L’interview complète du professeur Michel Slama est à réécouter ici

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