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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "les journées sont longues" raconte un papa francilien confiné chez lui

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Par , France Bleu Paris

"Une nouvelle étape de l'épidémie est franchie" en France avec la découverte vendredi de 19 nouveaux cas d'infection au coronavirus, ont reconnu les autorités sanitaires françaises. Ajoutez à cela, les centaines de confinés, par précaution, pour qui les journées sont très longues et monotones.

Julien et son fils Armand sont confinés chez eux après leurs vacances en Italie.
Julien et son fils Armand sont confinés chez eux après leurs vacances en Italie. - DR

Le ministre de la Santé en personne le reconnait, "en France, une nouvelle étape de l'épidémie est franchie et nous passons désormais au stade 2 (sur un total de 3, ndlr) : le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion". Consigne : ne pas se serrer la main pour éviter sa propagation, a expliqué Olivier Véran en visite à Crépy-en-Valois (Oise), où enseignait le premier Français décédé des suites de l'infection. 

Depuis fin janvier, 57 patients atteints de la maladie Covid-19 ont été recensés en France. Pour l'heure, le bilan est de deux morts (un enseignant français de 60 ans dont le décès a été annoncé mercredi et un touriste chinois de 80 ans), douze guérisons et quarante-trois malades hospitalisés. Un Conseil de Défense puis un Conseil des ministres exceptionnels sur le coronavirus seront organisés ce samedi matin. 

Une semaine dans un petit appartement avec un enfant de 6 ans

En attendant, et eux ne sont pas officiellement comptabilisés, de nombreux Français sont confinés chez eux. Parce qu'ils ont côtoyé des malades ou qu'ils rentrent de Chine et d'Italie. C'est le cas de Julien, un enseignant de Fontenay-aux-Roses dans les Hauts-de-Seine. Avec son fils Armand, 6 ans, il a passé la première semaine des vacances de février à Turin, dans le Piémont. "Ce n'était pas une des régions concernées par le coronavirus au tout début", se rappelle le papa. D'ailleurs à leur retour en France, le 17 février, l'Italie n'était pas encore touchée. Le père et le fils passent donc leur deuxième semaine de vacances comme n'importe qui, à sortir, jouer avec les copains etc. "Le jour de la rentrée, seul la Lombardie et la Vénitie était concernée. Je suis donc allé donner mes cours, mon fils est allé à l'école", raconte encore Julien. 

C'est le mardi 25, en allant travailler que Julien découvre que le Piémont est désormais considéré comme zone à risque. Son proviseur lui confirme ce qu'il craint : "il m'a dit de ne surtout pas venir travailler et de rentrer chez moi"

Bon élève, Julien récupère son fils et rentre chez lui. Après une bonne heure d'attente avec le numéro vert mis en place par les autorités, le verdict tombe, il faut se confiner. "On est pris en étau entre le principe de précaution et la réalité, car à notre retour nous avons vécu normalement, avec ma femme, nos amis, sans se confiner."

"On joue, on regarde des DVD, on fait les devoirs que la maîtresse envoie par mail"

Depuis Julien est en lien avec son généraliste par mail. "On se lave régulièrement les mains, on prend notre température deux fois par jours et on essaye de sortir le moins possible. En fin de matinée, _si le temps le permet, on va respirer dans les bois, aux heures où on ne risque pas de croiser quelqu'un_." C'est qu'avec un enfant de 6 ans dans un appartement, c'est parfois compliqué. Le reste de la journée est très routinier détaille encore le papa : "on se lève, on joue, on travaille une heure sur les devoirs que la maîtresse envoie par mail, on mange, on regarde un dvd, on goûte, on joue encore et puis on dîne, on prend la douche et dodo", rigole l'enseignant, qui reconnaît qu'après cinq jours, "les journées commencent à devenir longues".

Dans tout ça, c'est maman qui ravitaille. Elle qui n'était pas en Italie avec eux, a été mise à la porte du domicile familial par précaution. "Elle vit chez sa maman et nous fait quelques courses qu'elle dépose à la porte. On se dit un petit mot de loin mais elle me manque", sourit encore Julien.

Le calvaire prendra bientôt fin. Lundi, cela fera 14 jours que le père et le fils sont rentrés d'Italie. Pour le moment tout va bien, ils ne montrent aucun signe de maladie. Ils vont enfin pouvoir reprendre le cours de leur vie.

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