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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les masques au centre d'une surenchère commerciale, dénoncent des élus français

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Lorraine Nord
France

Les ventes et les livraisons de masques font l'objet d'une surenchère financière, selon des présidents de région qui ont passé commande. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, assure ce vendredi que la France fait "tout" pour "sécuriser" ces livraisons.

Livraison de masques fabriqués en Chine sur l'aéroport de Vatry dans la Marne.
Livraison de masques fabriqués en Chine sur l'aéroport de Vatry dans la Marne. - ECPAD

C'est certainement la loi de l'offre et de la demande, mais s'agissant de produits de santé, cette concurrence peut paraître déplacée. Selon des présidents de région qui ont passé commande de masques pour les hôpitaux, les Ehpad, ou encore les infirmiers de leur secteur, la guerre des prix fait rage entre nations clientes de la Chine.

Le premier à avoir alerté sur le sujet, c'est Jean Rottner, le président de la région Grand Est, mercredi, expliquant que des masques commandés en Chine par la France avaient été "rachetés par les Américains sur le tarmac des aéroports chinois". La livraison de 2 millions de masques destinés à sa région s'est toutefois déroulées correctement le 31 mars. "J'ai une petite cellule au niveau de la région qui travaille d'arrache-pied pour, avec les commanditaires, pouvoir gagner ces marchés", a expliqué Jean Rottner sur RTL, le 1er avril.

Le gouvernement américain a démenti participer à cette surenchère, mais ces acquéreurs pourraient être des acteurs privés, indique l'Agence France Presse.

Ce vendredi, sur franceinfo, c'est Valérie Pécresse qui a condamné cette pression : "Nous avions repéré un stock de masques il y a dix jours, qu'on n'a pas réussi à acheter parce que d'autres ont surenchéri, ils étaient prêts à payer trois fois le prix du marché". "Ils ont payé sans voir la qualité des masques, ce que je ne peux pas faire", ajoute la présidente de la région Ile-de-France.

Reste que la surenchère commerciale peut aussi être médiatique : en Bretagne, le président de région Loïg Chesnais-Girard a été interpellé sur le sujet par le leader de la droite Marc Le Fur. "Ne relayez pas les rumeurs" a répondu Loïg Chesnais-Girard, les masques commandés par la région Bretagne sont, selon lui, "en cours d'acheminement" et "sous bonne garde".

Une demande considérable de masques en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et du reste du monde

Le Premier ministre Edouard Philippe a reconnu jeudi soir sur TF1 des difficultés d'approvisionnement liées "à la demande considérable qui vient vers la Chine des Etats-Unis, de l'ensemble de l'Europe, du monde entier en vérité". Le cap du million de personnes testées positives au coronavirus vient d'être franchi sur la planète. Aux Etats-Unis, la pandémie explose, avec 1.169 décès enregistrés en 24 heures. 

La compétition autour des masques contre les virus existe aussi au sein de l'Union européenne et la France n'est pas exempte de critiques : selon L'Express (lien payant) suite au décret de réquisition pris le 3 mars, Paris a saisi deux jours plus tard des masques appartenant à la société suédoise Mölnlycke, destinés à l'Espagne et l'Italie.

La France fait "tout" pour "sécuriser" les livraisons de masques, a assuré vendredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, rappelant l'existence du pont aérien mis en place avec la Chine. La France a commandé à Pékin 1 milliard de masques.

Pour assurer leur approvisionnement, les régions qui passent commandes pour les hôpitaux, les mairies, les associations humanitaires, s'organisent : cellule dédiée comme dans le Grand Est, transport maritime comme en région Paca où Renaud Muselier a fait appel à "Ceva, la filiale logistique de la CMA-CGM", une compagnie maritime d'affrètement française basés à Marseille. 

L'idéal serait bien entendu de pouvoir produire davantage en France. Le 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé que la production de masques en France triplerait d'ici fin avril pour atteindre 10 millions par semaine. Pour cet investissement, qui concerne aussi les respirateurs et certains médicaments, le chef de l'Etat a annoncé une dotation exceptionnelle de 4 milliards d'euros à Santé Publique France.

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