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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les maternités normandes adaptent le suivi des femmes enceintes

En Normandie comme ailleurs, le suivi des femmes enceintes a du s'adapter à la crise sanitaire. Pour limiter au maximum la contagion, les maternités assurent certains rendez-vous à distance, et incitent les futures mamans dont la grossesse ne pose pas de difficultés à se faire suivre en ville.

maternité
maternité © Radio France

Virginie n'avait pas imaginé les choses de cette façon. Pour préparer l'arrivée de leur premier enfant, la jeune femme et son compagnon avaient opté pour l'haptonomie. Ses cours de préparation à l'accouchement sont annulés. Virginie doit accoucher le 11 avril au centre hospitalier des Feugrais, à Saint-Aubin-les-Elbeuf en Seine-Maritime. Son dernier rendez-vous est prévu le 30 mars, mais elle ne sait pas s'il aura bien lieu. 

"Les recommandations changent tous les jours", explique la future maman. Quant à son accouchement, elle espère qu'elle ne le vivra pas seule. Pour l'instant, on lui a dit que son compagnon pourrait y assister. "Il a le droit d'accéder à la salle de naissance, sans pouvoir en sortir, et puis normalement il peut rester jusqu'à deux heures après la naissance du petit et ensuite, il n'y a plus de visites." Un peu dur pour le jeune couple. "Un premier bébé c'est déjà angoissant alors s'imaginer accoucher seule...", s'inquiète Virginie. 

A priori pas dangereux pour les femmes enceintes, ni pour les bébés...

A l'hôpital du Belvédère, à Mont-Saint-Aignan, qui gère plus de 3.000 accouchements chaque année, on suit les grossesses pathologiques, on assure les échographies obligatoires pour les autres, ainsi que le dernier rendez-vous du huitième mois. Mais les rendez-vous mensuels sont gérés au cas par cas. "Pour les consultations intermédiaires, soit elles peuvent être suivies par une sage-femme parce que les médecins traitants sont très occupés, soit on leur propose une visite en présentiel ou un entretien téléphonique", explique le Dr Sylvie Pauthier, gynécologue-obstétricienne au Belvédère. 

L'idée, c'est évidemment d'éviter aux futures mamans des déplacements qui pourraient leur faire prendre le risque d'une contamination, même si l'expérience en Chine montre que le COVID-19 n'est "à priori pas dangereux pour les femmes enceintes, ni pour les bébés", rassure Sylvie Pauthier.

On est bien obligé d'avoir confiance

Camille comprend bien les précautions prises et prend les choses avec philosophie. Elle attend son deuxième enfant qui doit naître dans deux mois. Le CHU de Rouen, où elle doit accoucher, est dans une situation plus tendue et lui a demandé d'effectuer sa dernière échographie en ville. "Les carnets de rendez-vous étaient bien pleins mais j'ai réussi à trouver un rendez-vous sans trop de mal", explique la future maman. 

Camille n'est pas inquiète, "on est bien obligé d'avoir confiance", confie la jeune femme dont les cours de préparation à la naissance ont aussi été annulés. Mais comme c'est son deuxième bébé, "et bien tant pis, ça va me revenir", plaisante Camille.

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