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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les patients en réanimation sont de plus en plus jeunes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les services de réanimation, actuellement saturés dans certaines régions, accueillent désormais des patients Covid plus jeunes, âgés de moins de 60 ans. Un phénomène qui s'explique par la vaccination des plus âgés mais aussi par "une dangerosité intrinsèque" du variant britannique selon l'exécutif.

Service de réanimation de l'Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), submergé par les cas de Covid-19, le 15 mars 2021.
Service de réanimation de l'Hôpital Européen Georges Pompidou (AP-HP), submergé par les cas de Covid-19, le 15 mars 2021. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/ARNAUD DUMONTIER

Lors de son point presse hebdomadaire jeudi, le ministre de la Santé a confirmé que "le profil des patients" actuellement hospitalisés en réanimation en raison du Covid-19 "change", les décrivant comme "plus jeunes, parfois sans aucune comorbidité". "Les jeunes craignent moins mais ils ne sont pas à l'abri", a mis en garde Olivier Véran, renouvelant les appels au télétravail et à ne pas se rassembler en extérieur à plus de six.

En Ile-de-France notamment, l'une des régions les plus touchées, plusieurs indicateurs confirment cette tendance. D'après l’Agence régionale de santé (ARS), au 17 mars, 31,3% des patients en réanimation dans la région avaient entre 30 et 60 ans. En un mois, le nombre de malades âgés de 40 à 60 ans accueillis dans ces services a augmenté de 86%, plus que la hausse toutes classes d'âges confondues (+73%). Des patients qui peuvent rester plus longtemps en réanimation car ils ont davantage "de chances de s'en sortir, donc d'être exposés à des durées de ventilation plus longues", a précisé Vincent Das, chef du service réanimation de l'hôpital André Grégoire à Montreuil, à France Bleu Paris.

Les 40-60 ans sur-représentés en réanimation

À l’hôpital Ambroise-Paré par exemple, l’âge médian des patients Covid-19 en réanimation est passé de 65 ans en 2020 à 63 ans en 2021, selon l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).  "Ces dix derniers jours, plus de 40 % des patients admis en réanimation ont moins de 60 ans, c’est bien supérieur à ce que l’on a observé lors des précédentes vagues, où les moins de 60 ans représentaient plutôt 30 % des entrées", affirmait déjà Antoine Vieillard-Baron, chef de service en médecine intensive-réanimation au Monde le 19 mars. Depuis, cette part des moins de 60 ans a encore progressé, atteignant ces derniers jours presque 50 % des nouveaux entrants en réanimation. 

Situation similaire en Seine-et-Marne a indiqué Aurélien Rousseau, directeur de l’ARS d’Ile-de-France jeudi 25 mars à l'issue d'une visite du Premier ministre dans le service de réanimation de Melun, où le taux d'incidence dépasse désormais les 600 cas pour 100.000 habitants et où 1.410 malades sont hospitalisés, soit 300 de plus que lors de la 2e vague. 

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En Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans les Hauts-de-France, où les hospitalisations ont dépassé les niveaux atteints lors des deux premières vagues, le constat est le même. Selon Santé publique France (SpF), le nombre d'admissions des 15-44 ans dans les services hospitaliers est aussi en hausse. Pour l'agence, "ces résultats suggèrent une augmentation moyenne de la sévérité des cas chez les patients âgés de 15 à 64 ans, plus marquée chez les jeunes adultes"

Effet conjugué de la vaccination et du variant britannique

Un phénomène qui s'explique par la vaccination des plus âgés mais aussi par "une dangerosité intrinsèque" du variant britannique (B.1.1.7) du coronavirus, plus contagieux, a affirmé Olivier Véran jeudi. 

Selon une étude réalisée par des chercheurs des universités d'Exeter et de Bristol publiée début mars dans la revue médicale BMJ, le variant anglais serait 64% plus mortel que le coronavirus classique. Pour 1.000 cas détectés, il provoque 4,1 morts, contre 2,5 pour le coronavirus classique. Fin janvier déjà, le NERVTAG, le groupe qui conseille le gouvernement britannique sur les virus respiratoires, avait indiqué qu'il y avait une "possibilité réaliste" que l'infection par ce variant soit associée à un risque plus élevé de mortalité. 

Mais pour Jean-François Timsit, chef de la réanimation à l'hôpital Bichat à Paris, cela ne suffit pas à expliquer ce phénomène de rajeunissement dans les services de réanimation que l'on "n'observe pas au Royaume-Uni", a-t-il indiqué sur France Bleu Paris. "Les raisons sont multi-factorielles, soit c'est réellement la maladie qui rajeunit, soit on a tellement laisser monter l'incidence chez les plus jeunes qu'une certaine proportion va développer des formes graves." 

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