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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les Pays de la Loire, une des régions les moins touchées par la surmortalité en 2020

L'Insee a publié ce mardi ses statistiques sur la surmortalité en Pays de la Loire en 2020, année marquée par l'épidémie de coronavirus. Il s'agit de l'une des régions les moins touchées en France, avec 1.850 décès en plus de mars à novembre l'an dernier (+ 7%).

Le service de réanimation du CHU de Nantes avec des patients atteints de Covid-19.
Le service de réanimation du CHU de Nantes avec des patients atteints de Covid-19. © Maxppp - Franck Dubray

La région Pays de la Loire est l'une des régions françaises les moins touchées par la surmortalité en 2020, année marquée par l'épidémie de coronavirus. Selon les chiffres de l'Insee publiés ce mardi, elle est deux fois plus faible dans notre région qu'en France métropolitaine. Les Pays de la Loire sont la troisième région où la surmortalité est la plus faible, après la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine.

L'institut a dénombré 1.850 décès supplémentaires l'an dernier par rapport à la moyenne des décès survenus entre 2015 et 2019, soit 7% de morts en plus. Mais selon les analystes de l'Insee, tous ces décès ne peuvent pas être attribués à l'épidémie de Covid-19. Le vieillissement de la population et le report de certaines consultations et soins médicaux doivent également être pris en compte.

Surmortalité plus marquée lors de la deuxième vague

Lors de la première vague de l'épidémie de coronavirus, du 1er mars au 30 avril, notre région, davantage épargnée, a enregistré 10% de décès supplémentaires, contre 26% en France métropolitaine. Mais c'est pendant la deuxième vague que la surmortalité a été la plus marquée en Pays de la Loire, avec +12% de décès entre le 1er septembre et le 30 novembre (+20% au niveau de l'Hexagone). Pour le mois de décembre, l'institut table sur une augmentation de 8% de morts, un chiffre qui devrait être revu à la hausse une fois les données consolidées.

Du 30 mars au 12 avril, l'Insee compte une hausse de la surmortalité de 21% en Pays de la Loire, contre 60% au niveau national. Ce taux est de 20% dans la région du 9 au 22 novembre. L'épisode caniculaire qui a eu lieu du 3 au 16 août a également entraîné une hausse des décès (+13% en Pays de la Loire, 10% su r l'ensemble de la France). 

Mayenne et Loire-Atlantique, une forte surmortalité du 1ᵉʳ septembre au 30 novembre 2020
Mayenne et Loire-Atlantique, une forte surmortalité du 1ᵉʳ septembre au 30 novembre 2020 - Insee, statistiques de l'état civil, fichier du 7 janvier 2021.

Les départements n'ont pas été touchés de la même manière. De mars à novembre, ce sont la Loire-Atlantique et la Mayenne qui ont connu la surmortalité la plus importante. Lors de la première vague, la Loire-Atlantique a en effet enregistré +14% de décès par rapport au nombre moyen de décès survenus durant la même période au cours des cinq années précédentes. Ce chiffre descend à 12% en Maine-et-Loire et en Sarthe. 

A l'automne, l'Insee a dénombré 17% de décès supplémentaires en Mayenne, 16% en Loire-Atlantique et 11% en Sarthe. La Vendée a été relativement épargnée avec 5% en moyenne de surmortalité. 

A l'échelle des communes, ce sont les plus denses qui ont été les touchées par une surmortalité. Angers a connu 19% de décès en plus lors de la première vague, 18% pour Nantes et 14% pour Le Mans. De septembre à novembre, c'est Laval qui a connu la surmortalité la plus importante (+ 27%), contre 17% pour Angers et 13% pour Le Mans. 

Une surmortalité à partir de 70 ans

Les personnes âgées ont été les plus impactées par la surmortalité en Pays de la Loire en 2020, en raison de l'épidémie de Covid-19 mais aussi de la canicule. Dans la région, le nombre de décès augmente pour les 70 ans et plus. Concernant les personnes âgées de 70 à 79 ans, la hausse est de 13% de mars à novembre, contre 21% en France métropolitaine. Pour les 80 ans et plus, l'institut dénombre là 10% de décès supplémentaires (16% au niveau national).

Au contraire, les personnes de 60 à 69 ans ne sont pas plus touchées en 2020, alors que cette classe d’âge connaît une surmortalité en France métropolitaine (+ 4 %). Le nombre de décès diminue même pour les moins de 60 ans (-6%). L'Insee explique cela notamment par le confinement qui a entraîné une baisse des accidents de la route. 

Une plus forte surmortalité chez les hommes de 70 ans ou plus en Pays de la Loire
Une plus forte surmortalité chez les hommes de 70 ans ou plus en Pays de la Loire - Insee

Les hommes sont légèrement plus touchés par la surmortalité en Pays de la Loire : + 8% de décès contre 7% chez les femmes. Cela se confirme surtout pour les hommes âgés de 70 à 79 ans (+17% de décès dans la région en 2020, +23% en France métropolitaine). 

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