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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les tests par prélèvement nasal ne sont pas sans risque selon l'Académie de médecine

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Par , France Bleu

Selon un communiqué de l'Académie nationale de médecine publié ce jeudi, les prélèvements nasopharyngés, pratiqués pour les tests PCR ou antigéniques pour détecter la présence du Covid-19, ne sont pas sans risque. Elle évoque des cas de "graves complications" à la suite de tests.

Les prélèvements nasopharyngés pratiqués pour les tests PCR ou antigéniques, ne sont pas sans risque selon l'Académie de médecine
Les prélèvements nasopharyngés pratiqués pour les tests PCR ou antigéniques, ne sont pas sans risque selon l'Académie de médecine © AFP - Nicolas Guyonnet / Hans Lucas

Alors que les autotests doivent être rendus disponibles à la vente à partir du 12 avril en pharmacie, l'Académie nationale de médecine déclare que les prélèvements nasopharyngés ne sont pas sans risque. Dans un communiqué publié ce jeudi, l'Académie souligne que ces prélèvements, pratiqués à l'occasion des tests PCR ou antigéniques pour détecter la présence du Covid-19 peuvent occasionner de "graves complications". 

Elle rappelle que certaines complications, douleur ou saignement "peuvent être considérées comme bénignes", mais elle note que "de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines". L'Académie évoque notamment "des brèches de l'étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite". 

L'institution alerte sur le fait que, parfois, les prélèvement sont effectués "dans des conditions inadaptées". Elle appelle donc à "respecter les bonnes pratiques". Avant tout prélèvement, il convient de "s'enquérir d'éventuels antécédents accidentels ou chirurgicaux de la sphère ORL" qui ont pu modifier "l'anatomie des cavités nasales et sinusales". L'Académie de médecine précise que la tête du patient ne doit pas être "en hyper extension lors du prélèvement".

Enfin, elle recommande que les prélèvements nasopharyngés soient pratiqués par "des professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste". Pour les enfants, elle préconise les prélèvements salivaires. Alors que les autotests seront prochainement disponibles pour le grand public, l'Académie met en garde : "l'auto-prélèvement pouvant exposer à de faux négatifs lorsque l'écouvillonnage est trop timide et superficiel". Mais ces autotests peuvent aussi "devenir dangereux lorsque l'écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction". 

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