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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : malgré la vaccination, plusieurs clusters dans des Ehpad du Finistère

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Quatre maisons de retraite du Finistère sont confrontées à une recrudescence de cas d'infection au coronavirus, notamment l'Ehpad de Kérampéré à Brest. Depuis trois semaines, 24 résidents et 16 salariés ont contracté la Covid-19. La première dose de vaccin a pourtant été administrée fin janvier.

L'Ehpad de Kérampéré à Brest a suspendu toute visite depuis le 1er février.
L'Ehpad de Kérampéré à Brest a suspendu toute visite depuis le 1er février. © Radio France - Nicolas Olivier

La vaccination contre le coronavirus est loin d'être une assurance tous risques. Quatre établissements du Finistère ont connu ces derniers jours plusieurs cas positifs chez des personnes âgées vaccinées. Dans toute la Bretagne, ce sont même 30 clusters qui sont en cours en Ehpad, d'après l'Agence régionale de Santé (ARS). La situation sanitaire est particulièrement délicate à l'Ehpad de Kérampéré, dans le quartier de Saint-Marc à Brest. Depuis le 1er février, 24 résidents - soit plus du tiers - et 16 salariés ont été contaminés. Un pensionnaire est décédé des suites de la Covid-19.

"On note un léger ralentissement, mais on ne peut pas encore parler de stabilisation", reconnaît Lionel Georges. Le directeur du pôle gériatrique de l'association les Genêts d'or (3 Ehpad à Brest et Plouzané) "espère des lendemains plus heureux". Un nouveau dépistage massif est prévu mardi 23 février dans l'établissement.

La deuxième dose a été suspendue

Depuis près de trois semaines, tous les résidents de Kérampéré sont confinés dans leur chambre. Les visites des proches ont été suspendues et les activités sociales fortement réduites. 

Dans cet Ehpad de 67 places, la vaccination a débuté le 21 janvier avec l'injection de la première dose à la quasi totalité des résidents. La seconde était programmée le 11 février, mais elle a été suspendue la veille par l'ARS de Bretagne, qui a considéré que la situation sanitaire de l'établissement n'était pas stabilisée. 

Pourquoi le vaccin n'empêche pas de tomber malade

La survenue d'un cluster entre les deux injections, voire même après, n'étonne pas les autorités sanitaires et les spécialistes. Olivier Véran, le ministre de la Santé, déclarait en janvier que "le vaccin protège des formes graves pulmonaires mais ça ne veut pas dire qu’il protège de la forme nasale ou de la forme oropharyngée".

"Un vaccin quel qu'il soit ne protège jamais à 100%, rappelle Pascal Crepey, enseignant-chercheur en épidémiologie à l'École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) de Rennes. L'échec vaccinal reste relativement rare, sauf dans la période d'une dizaine de jours qui suit la vaccination. Il faut attendre ce délai pour que le vaccin soit vraiment efficace et que la réponse immunitaire puisse protéger des infections."

Il estime aussi que l'efficacité des vaccins peut être un peu moins forte chez les personnes très âgées, en raison de leur système immunitaire vieillissant. Mais Pascal Crepey insiste sur le fait que "les vaccins à ARN Messager ont montré une efficacité supérieure à 90% chez les plus de 75 ans. Il faut garder confiance dans la campagne vaccinale, le vaccin est l'outil qui va nous permettre de sortir de cette crise."

ECOUTEZ Pascal Crepey, enseignant-chercheur en épidémiologie à Rennes

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