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Dossier : Coronavirus Covid-19

N'hésitez plus à emmener votre enfant aux urgences !

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

N'oublions pas nos réflexes. L'hôpital de Nice lance un appel aux parents : n'hésitez plus à venir aux urgences. Des enfants arrivent dans état grave pour de multiples pathologies car ils n'ont pas été pris en charge assez vite. Trop de parents redoutent le déplacement par peur du coronavirus.

photo d'illustration petite fille
photo d'illustration petite fille © Radio France - Violaine ILL France Bleu azur

Des urgences à reculons, et surtout des enfants hospitalisés dans un état grave. C'est le constat de Gilles Brezac, anesthésiste et directeur médical en situation sanitaire exceptionnelle de l'hôpital Lenval, à Nice : "Nous avons reçu récemment un petit patient dans un état préoccupant pour une péritonite extrêmement avancée qui avait des symptômes depuis huit jours. Les parents pensaient à une gastro-entérite, mais ils avaient peur de venir à cause du Covid-19. On s'aperçoit bien que la prise en charge a été retardée."

Il ne s'agit pas d'un cas isolé et les médecins tirent la sonnette d'alarme. Il ne faut par perdre les réflexes "d'avant la crise" pour la santé des enfants. Pour des cas de méningite, ajoute le Dr Hervé Haas, chef des urgences pédiatriques et infectiologue, "deux ou trois heures de retard peuvent s'avérer dangereuses" et "on s'inquiète aussi pour les moins de trois mois, particulièrement fragiles à de nombreuses infections bactériennes."

Les médecins niçois passent beaucoup de temps à rassurer les parents : "Certaines familles hésitent même à venir pour une fracture. Les enfants ont aussi des appendicites, des infections urinaires, des cancers pour lesquels il ne faut pas attendre."

Forte baisse d'accueil des urgences 

Depuis le début du confinement, le nombre des entrées aux urgences de l'hôpital universitaire pédiatrique-Fondation Lenval de Nice a été divisé par trois. De 170 passages en moyenne par jour sur l'année, le chiffre est tombé à 50 en ce début du mois d'avril. Et même les consultations en dehors des urgences ont aussi fortement diminué : de 1.000 habituellement par jour, le nombre est passé à 300. 

40 % des enfants viennent aux urgences de Nice pour des suspicions de Covid-19 et la plupart sont ensuite hospitalisés. Autre signe de la baisse d'activité : depuis 15 jours, un seul enfant à Nice a été testé positif dans cet établissement. 

Des bébés et des adolescents touchés

Les enfants font exceptionnellement des formes graves de Covid-19, répètent à nouveau les médecins. Et les cas les plus alarmants restent liés à de multiples autres pathologies lourdes. Pour l'instant en France, une adolescente de 16 ans est décédée en région parisienne et un jeune diabétique est en réanimation également près de Paris. 

À Nice, les évolutions sont mêmes très favorables pour les moins de trois mois accueillis à Nice : 

Un bébé de 16 jours testé positif a été guéri en moins de 24 heures. Il n'avait plus du tout de fièvre ni de toux et a repris très vite un comportement normal - Gilles Brezac

Les médecins notent qu'en dehors des plus petits, les adolescents sont affectés : "Un jeune dont on ne connaissait pas le diabète est arrivé dans un état très préoccupant et il avait pris beaucoup trop de temps pour venir à l'hôpital."

En revanche, il n'y a pratiquement pas d'enfants de moins de 10 ans concernés par le coronavirus. "On n'a pas encore d'explication à cela, peut-être même qu'ils ne développent pas de maladie ! On en apprend tous les jours sur ce virus."  Un observatoire est en place en France depuis dix jours pour suivre l'évolution générale de l'épidémie.

Les symptômes de fièvre et de toux, comme pour les adultes, sont présents chez l'enfant, et les pédiatres ajoutent des douleurs abominables et souvent des diarrhées

Des hôpitaux pédiatriques très organisés 

Les responsables des hôpitaux qui veulent donc rassurer les familles insistent sur l'organisation et la sécurité mise en place. À Nice, il y a quatre zones pour accueillir les jeunes malades, précise Arnaud Pouillart, le directeur général de Lenval, dont une pour trier en fonction du degré supposé de contamination. Une tente est installée dans la cour des urgences pour effectuer des tests. "Il existe une unité spécialisée Covid de 23 lits de sécurité maximale occupée à 50% de ses capacités. L'unité de réanimation avec trois lits dans des chambres à pression négative n'a pas servi."

Rentrée scolaire redoutée

"Si la sortie du confinement est importante, la reprise de l'école de mon point de vue va être un vrai problème", affirme le Dr Haas. Il redoute une recrudescence du nombre de cas positifs et surtout, que les enfants transmettent le coronavirus. Et il préconise de ne pas laisser les enfants atteints de maladies chroniques retourner à l'école.

Petite consolation pour les enfants : en ce moment grâce au confinement, toutes les autres contaminations de virus (gastro, varicelle,...) sont en baisse.

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