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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : «n’oubliez pas la psychiatrie !» l’appel des médecins et du personnel de l’hôpital de Novillars

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Par , France Bleu Besançon

Les médecins et le personnel du centre hospitalier spécialisé de Novillars adressent un appel aux pouvoirs publics : ils demandent des moyens supplémentaires pour gérer la crise du Covid-19 sur le plan psychiatrique.

Un patient dans un hôpital psychiatrique - photo d'illustration.
Un patient dans un hôpital psychiatrique - photo d'illustration. © Maxppp - PQR/LA PROVENCE

La psychiatrie sera-t-elle laissée pour compte en cette période de crise ? C’est la crainte de la communauté médicale et des syndicats CGT, FO et SUD du Centre Hospitalier de Novillars près de Besançon. Ils publient une lettre ouverte  pour alerter les pouvoirs publics sur les conditions d'exercice et d'accueil, rendues difficiles par la situation sanitaire actuelle.

L’hôpital, spécialisé en santé mentale, continue d’accueillir des patients en détresse psychique, et s’organise pour recevoir ce type de patients lorsqu’ils présentent des suspicions de Covid-19. Une structure d’accueil dédiée de 21 lits a été ouverte dans ce but  pour assurer la sécurité des patients et celle du personnel. « Nous exigeons la nécessaire pérennisation des approvisionnements en matériel de protection, masques, lunettes, surblouses », écrivent les signataires de l’appel, «le risque de rupture à court terme étant une réalité ». Ils rappellent que comme partout dans les hôpitaux publics, les moyens de leur établissement sont mis à mal et se réduisent d’année en année.

L’établissement suit aussi de nombreux malades psychiatriques à l’extérieur, en hôpital de jour ou à domicile par exemple. Un service assuré désormais à minima, alors que le confinement présente un risque majeur pour ces patients.  La situation provoque du stress et de l’angoisse pour beaucoup de Français, et c’est encore plus vrai pour les personnes qui souffrent de problèmes psychiatriques. 

C’est l’une des principales craintes des signataires de l’appel. « Chez des personnes déjà vulnérables psychiquement, il peut y avoir une majoration de leur fragilité ou de leur pathologie » explique Jan Szoblik, délégué CGT à l’hôpital de Novillars, « le fait de ne plus être en lien avec nos structures constitue une forme de rupture de soins par défaut, avec le risque de voir revenir ces patients en hospitalisation, bien plus abîmés qu’ils ne l’étaient quand nos services extra-hospitaliers étaient encore opérationnels ».

Autre crainte : l’arrivée de personnes qui n’ont jamais eu de problèmes psychiatriques mais qui sous la pression du confinement vont développer des pathologies, alors que l’hôpital de Novillars n’a pas les moyens pour répondre à ces besoins nouveaux. « Dans l’histoire, la psychiatrie a souvent été laissée pour compte en période de crise, » concluent les signataires, « nous espérons qu’en 2020 les pouvoirs publics veilleront à assurer une égalité de traitement aux patients souffrant d’une pathologie psychiatrique ou non ».

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