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Coronavirus : ne "pas paniquer" mais mieux "respecter les gestes barrières" dit le docteur Jean-Paul Hamon

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le conseil scientifique estime que des "décisions difficiles" devront être prises par le gouvernement. "Il ne faut pas être alarmiste", estime le président d'honneur de la Fédération des Médecins de France, sur France Bleu Paris ce jeudi.

Masque obligatoire à partir de 11 ans dans les écoles.
Masque obligatoire à partir de 11 ans dans les écoles. © Maxppp - Jean François Ottonello

"Il ne faut pas paniquer les gens". Jean-Paul Hamon, qui exerce à Clamart (Hauts-de-Seine), juge l'avertissement du Conseil scientifique un peu trop "alarmiste". Mercredi, le président de Conseil scientifique a déclaré que le gouvernement "va être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles dans les huit à dix jours maximum" dans le combat contre l'épidémie de coronavirus. "Si le nombre de cas et d'hospitalisations augmente, ça augmente doucement, pour le moment on maîtrise la situation", relativise Jean-Paul Hamon, invité de France Bleu Paris ce jeudi

Pour le président d'honneur de la Fédération des Médecins de France, il faut surtout commencer par "imposer le respect des mesures barrières", à commencer par bien porter le masque à l'intérieur. Il constate un relâchement dans certaines situations.

Des mères au bord de la crise de nerfs

Concernant le raccourcissement envisagé de la période d'isolement, (7 jours au lieu de 14), Jean-Paul Hamon n'est pas contre, "on nous dit qu'on est moins contagieux après sept jours, le problème c'est qu'il faut tester plus rapidement". "Il faut arrêter de tester les gens qui ont des angoisses et il faut tester les gens symptomatiques, tester les cas contacts. Il faut absolument que les laboratoires arrêtent de délivrer les résultats au bout de 5 jours."

Un isolement moins long soulagerait aussi les familles qui doivent gérer télétravail et garde d'enfant forcée. "J'ai vu des mères de famille qui étaient au bord de la crise de nerfs après le confinement."

Des tests salivaires pour les enfants

Ce qui inquiète le docteur Hamon ces derniers jours, c'est l'arrivée des rhumes avec "beaucoup de parents qui viennent pour des certificats pour arrêts de travail, congé enfant malade". "On voit déjà des rhino-pharyngites, des angines, ils ont 38 et sont exclus de l'école". Pour éviter d'être contraint de s'isoler 14 jours aujourd'hui, ou sept jours à l'avenir avec son enfant juste pour une angine, Jean-Paul Hamon souhaiterait que les tests salivaires soient "validés". "Même s'ils ne sont pas parfaits, ce sont des tests qu'on pourra faire facilement au cabinet aux enfants." 

Un Conseil de défense dédié au coronavirus est prévu ce vendredi, avec des annonces attendues sur le raccourcissement de la période d'isolement, et le renforcement des capacités de dépistage.

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