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Dossier : Coronavirus

VIDEO - Coronavirus : onze cas confirmés dans le Grand Est

La préfecture de la région Grand Est et les représentants de l'agence régionale de santé et de l'éducation nationale ont fait le point, ce lundi, sur le coronavirus dans la région. Le nombre de cas confirmés de Covid-19 s'élève désormais à onze. Environ 70 voyages scolaires ont été suspendus.

Coronavirus : conférence de presse Grand Est à la préfecture de Strasbourg.
Coronavirus : conférence de presse Grand Est à la préfecture de Strasbourg. © Radio France - Blandine Costentin

Ce lundi (2 mars), jour de rentrée scolaire dans le Grand Est, les représentants de l'Etat, réunis à Strasbourg ont fait le point sur la propagation du coronavirus dans la région, le nombre de cas, l'organisation des hôpitaux et les conséquences sur la vie quotidienne, notamment dans les établissements scolaires.

Le nombre de cas continue d'augmenter 

Onze cas sont confirmés en région Grand Est depuis le début de l'épidémie, a indiqué Christophe Lannelongue, directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), contre sept ce lundi matin.

Parmi les nouveaux cas annoncés ce lundi soir : une famille du Bas-Rhin, un père de 49 ans et son fils de 14 ans, qui ont été en contact avec un malade originaire de l'Oise, traité lui à Amiens. Leur état n'inspire aucune inquiétude. L'origine de la contamination n'est pas connue.

Trois nouveaux cas ce lundi : un père de famille de 50 ans, son fils de 23 ans, mais aussi la compagne (60 ans) du père, originaires de l'Aisne et traités à Nancy. L'état de santé du père est préoccupant, celui de ses proches est bon. Le quinqagénaire avait, dans un premier temps, été pris en charge à Reims.

Dans la famille haut-rhinoise dont la contamination a été révélée le 1er mars, outre la mère de 27 ans et ses enfants de 1 et 5 ans, le grand-père des enfants (57 ans) est également touché. Les enfants sont pris en charge dans le service des maladies infectieuses de Strasbourg, avec leur maman. 

Concernant le premier cas connu dans le Grand Est, un homme de 36 ans, hospitalisé le 25 février à Strasbourg et sa compagne, prise en charge depuis le 29 février, Christophe Lannelongue précise que tous les deux sont désormais suivis à domicile. 

Les hôpitaux s'adaptent

Les représentants des hôpitaux rappellent que le bon réflexe est d'appeler le 15, si l'on ressent des symptômes de détresse respiratoire. Au CHU de Strasbourg et au CHRU de Nancy, les effectifs des salles de régulation des urgences ont été doublés pour faire face à l'afflux d'appels. 

A Strasbourg, les HUS reçoivent chaque jour plus d'une centaine d'appels pour crainte ou suspicion de coronavirus, précise Yves Hansmann, professeur du service des maladies infectieuses et tropicales des HUS. Dix à vingts tests sont réalisés chaque jour, en moyenne, à Nancy et Strasbourg. La plupart du temps, ils sont négatifs.

Pour traiter les malades, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg disposent de 25 chambres spécifiques (à pression négative ou "à sas") et le CHRU de Nancy de 30 chambres. 

Les personnes qui doivent faire un prélèvement pour être testées sont reçues dans un circuit fermé, hors des autres patients, précisent les responsables hospitaliers. Si leur état de santé n'inspire pas d'inquiétude, ils font l'objet d'un suivi à domicile, à l'isolement. Une personne malade peut retourner chez elle, avec les précautions nécessaires, si elle ne présente plus de signes cliniques. En revanche, le professeur Hansmann reconnaît que l'on ignore précisément pendant combien de temps un patient est contagieux.

L'ARS va mettre en place en milieu de semaine des masques de protection pour les médecins de ville qui seront disponibles dans les pharmacies, uniquement pour les professionnels de santé. A ce stade, certains se sentent un peu isolés affirme Claude Bronner, généraliste à Strasbourg et président de la Fédération des médecins de France Grand Est.

Dans l'éducation nationale

Les voyages scolaires sont suspendus vers l'étranger et vers les clusters (dans l'Oise, la Haute-Savoie et le Morbihan), c'est-à-dire les zones à risque sur le territoire national, rappelle Jean-Marc Huart, recteur de la région académique, mais il note que cette situation évolue vite. Environ 70 voyages ont été suspendus, tandis que les élèves déjà partis sont en cours de rapatriement.

Les élèves et professeurs en "mesure d'éloignement" sont ceux qui reviendraient des zones sensibles, dont les clusters sur le territoire français. Les équipes éducatives doivent pouvoir assurer la continuité des cours pour ces élèves, notamment à travers les espaces numériques de travail de l'académie.

Le représentant de l'éducation national rappelle que les mesures d'hygiène doivent être prises dans les écoles, collèges et lycées et contribuent à lutter contre la propagation du coronavirus.

Des événements suspendus

Il y a notamment une session du Parlement européen à Strasbourg prévue la semaine du 9 mars : la préfecture et la direction du Parlement sont en contact, s'il fallait prendre la décision de reporter la session qui attirerait des centaines de parlementaires, agents et journalistes.

Jusqu'ici, un match de basket a été reporté à Strasbourg, de même que des carnavals en Alsace, dans des zones proches de la frontière, comme Roppenheim ou Strasbourg. Toutes les décisions ont été prises en accord avec les mairies concernées précise le secrétaire général de la préfecture. 

D'autres événements attirant de nombreuses personnes pourraient être annulés ou reportés : tout ce qui attire plus de 5.000 personnes dans un milieu confiné, puis des décisions sont prises au cas par cas.

Une communication quotidienne sur le Covid-19 en Grand Est

Yves Seguy secrétaire général de la préfecture, a rappelé qu'un point quotidien était fait avec les différents services de l'Etat et que les différentes collectivités étaient tenues au courant. A partir de ce lundi, un point régional sera également envoyé en fin de journée chaque jour à la presse. 

Au CHRU de Nancy, une réunion d'information est prévue pour les agents de l'hôpital. Il y a déjà des centaines d'inscrits. Outre l'information en interne, la direction de l'hôpital compte sur cette rencontre pour propager dans la population les bons réflexes à adopter.

Depuis le début de l'épidémie, 191 personnes ont été contaminées en France, qui est passé au stade 2, avec l'objectif de freiner la propagation du virus. Pour informer la population, un numéro vert est joignable 24h/24 : le 0800 130 000. Yves Seguy appelle au civisme de tout à chacun pour éviter la propagation du Covid-19, avec la mise en oeuvre de mesures simples, comme le lavage des mains.

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