Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : les conseils d'un pédopsychiatre pour mieux vivre le confinement en famille

En plein confinement lié au Coronavirus, le Dr Patrick Genvresse, pédopsychiatre et ex-directeur de la Maison des Adolescents à Caen, nous donne quelques pistes pour tenter de remédier aux tensions et difficultés dans le cadre familial.

Le confinement peut être pesant pour les adolescents
Le confinement peut être pesant pour les adolescents © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Pas toujours facile de gérer et de comprendre les adolescents. La tâche se complique encore plus en période de confinement liée à la pandémie du Coronavirus. "Ce n'est pas évident du tout, confirme le Docteur Patrick Genvresse, pédopsychiatre et ex-directeur de la Maison des Adolescents à Caen. D'autant que nos adolescents, assez naturellement, fuient un peu la proximité parentale. Là , ils sont contraints de se confiner dans le même espace." Il va tenter de nous donner quelques conseils.

"C'est difficile de leur imposer de ne pas sortir pour retrouver leur amis, leur copains qui représentent pour eux autant d'espaces de décompression par rapport à la famille", admet-il. Toute la difficulté pour les parents est donc de faire passer le message du confinement et de ses interdictions de déplacement.

"Cela ramène les parents à une part très active et un peu perdue de leur fonction éducative : la capacité et la possibilité réelle d'imposer les choses et une situation qui s'imposent à eux-même", analyse-t-il. Une fonction devenue inhabituelle pour des parents "qui ont plus l'habitude, dans notre ère post-moderne, d'essayer de trouver un consensus avec leurs enfants et leurs adolescents."

Cela ramène les parents à une part très active et un peu perdue de leur fonction éducative : la capacité et la possibilité réelle d'imposer les choses.

Pour faire passer les consignes, le pédopsychiatre estime qu'il faut "tenter autant que cela nous est possible de transformer cette contrainte en une chance de se retrouver - c'est un bien grand mot - ou de refaire un peu de groupe familial."

"S'intéresser véritablement à ce qu'ils font sur la toile"

Ce moment particulier peut également permettre aux parents de s'intéresser à l'activité que leurs enfants ont sur les réseaux sociaux. "C'est vrai que l'on déplore très souvent que nos adolescents soient tant captivés par les écrans et les réseaux numériques, rappelle Patrick Genvresse. Or là, on assiste assez fréquemment à un véritable état de panique chez nos adolescents qui disent : être en lien via les réseaux cela ne me suffit pas. Moi, je voudrais voir mon copain, ma copine."

"C'est un passage vraiment intéressant où j'encouragerais les parents à s’intéresser véritablement à ce que font leurs adolescents sur la toile ou quand ils surfent sur le web ou quand ils jouent à des jeux en ligne, conseille-t-il. C'est intéressant pour un parent de se dire : Tiens, mon fils ou ma fille passe son temps à jouer à tel jeu. Je n'arrête pas de l'appeler pour qu'il vienne un peu avec nous et ce jeu que je trouve à priori débile, qu'est-ce qu'il représente pour lui et en quoi il pourrait me le présenter et me l'expliquer ?" Il s'agit là de "faire ou refaire du lien à travers un médium qu'est son jeu vidéo."

Des temps communs et des temps seul 

Face au risque de dépression, le Docteur Genvresse conseille aux famille de planifier et d'organiser leur journée tout en maintenant à chacun son espace et son jardin secret.  "La dépression dans ce confinement contraint nous guette tous et surtout les personnes qui sont seules, prévient-il. Mais en famille aussi, on peut penser que le moral des membres de la famille aura tendance à diminuer. Ça va attiser des affects dépressifs et des violences intra-familiales."

Pour prévenir cela, quelques conseils : "Il faut s’organiser des temps communs et des temps où on confine seul dans un espace préservé. C'est important de refixer des repères du fonctionnement du groupe familiale à l'intérieur de ces journées pleines de vide, si j'ose dire."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu