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Dossier : Coronavirus

Les chambres d'agriculture de Normandie prônent la modération de la production laitière

Pascal Ferey était notre invité ce matin. Le vice-président des chambres d'agriculture de Normandie rappelle que l'Agriculture manque de bras et que des dispositions permettent le cumul aide au chômage-travail dans les champs. Il prône également de modérer la production laitière.

Le monde agricole souffre face à la Pandémie du Coronavirus
Le monde agricole souffre face à la Pandémie du Coronavirus © Radio France - Nathanael Charbonnier

L'agriculture française manque de bras à l'heure de rentrer les récoltes. Les besoins sont estimés à 200.000 travailleurs et la Normandie ne fait pas exception.

Pascal Férey, le vice-président des chambres d'agriculture de Normandie appelle ainsi les personnes de bonne volonté ou en manque d'activité à se manifester.

"Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. On pense bien entendu aux chômeurs, mais aussi à ceux qui sont en chômage partiel ou aux auto-entrepreneurs. Toutes les personnes qui se sont vues du jour au lendemain mises à rentrer chez elles en raison du Covid-19 sont les bienvenues.

Toutes les personnes qui se sont vues du jour au lendemain mises à rentrer chez elles en raison du Covid-19 sont les bienvenues

Ils vont découvrir ce métier. Nous avons la possibilité de les former. Ce qui est intéressant, c'est que le gouvernement a pris une décision rapide - de mémoire de responsables nous n'avons jamais vu ça - de pouvoir cumuler l'allocation chômage et le salaire que l'exploitant lui versera.

Cela veut dire qu'il y a une incitation forte à ne pas perdre de production agricole au champs et de les amener dans les meilleurs conditions possibles sur l'étale pour que les consommateurs puissent en profiter."

Les personnes intéressées peuvent se manifester via les chambres d'agricultures et un numéro accessible et le site Wizifarm permet d'être au contact direct "avec une centrale dite de réservation qui permet de recenser l'ensemble des besoins et de redispatcher sur le terrain en fonction des demandes de main-d’œuvres agricoles."

La fermeture des cantines scolaires et des marchés pèsent actuellement sur la profession en la privant de débouchés.

"On en souffre parce que ce sont des annonces qui se cumulent et qui sont aussi brutales les unes que les autres mais je ne condamne pas la règle.

Ce que nous contestons c'est qu'il y a eu des circulaires de produites et des efforts de fait sur bon nombre de marchés et qu'ils sont aujourd'hui réduits à néant.

Il y a une nouvelle charte qui est en train de se construire et d'être validé par les pouvoirs publiques pour que, là où les maires le souhaitent, et dans des conditions adéquates de protection des personnes, on puisse accéder aux marchés

Des recherches de débouchés vers les Grandes surfaces pour les invendus sont également menées."

Les Chambres d'agriculture vont également tenter de modérer la production laitière afin d'éviter un surplus de production et de produire des stocks importants d'invendus.

"Au moment où les Français se confine, nous, nous déconfinons nos vaches. Elles vont à l'herbe, à la pâture et à ce moment-là il se produit un pic de lactation.

L’inter-profession (qui regroupe les transformateurs, les collecteurs et les agriculteurs-producteurs de laits) a alerté sur la modération de la production laitière.

Il faudra faire preuve de modération mais ça les producteurs de lait vont vite l'entendre

Je pense que nous allons faire l'effort nécessaire pour qu'effectivement le lait en supplément qui en temps normal va en production de poudre  et de beurre sur les marchés internationaux ne provoque pas le risque d'engorger les frigos et les marchés européens.

Il faudra faire preuve de modération mais ça les producteurs de lait vont vite l'entendre. La seule condition c'est qu'il n'y ai pas d'effets d'aubaine : que cette mesure soit unilatéral sur le territoire national voire européen et que dans le même temps les transformateurs s'engagent à ne pas toucher aux prix pour que l'effort soit un effort partagépar l'ensemble des acteurs de la filière. Nous y travaillons."

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