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Dossier : Coronavirus Covid-19

Ordre des pharmaciens de Normandie : "Il n'y a pas de médicaments miracles contre le coronavirus"

Les Pharmaciens de Normandie aimeraient vendre des masques en tissu et rappellent que la distanciation est la meilleure des barrières face au coronavirus. Ils sont étonnés par les ruées sur certains médicaments alors qu'aucun ne soigne le virus et qu'il n'y a pas de risque augmenté de pénurie.

A défaut de vendre des masques chirurgicaux, les pharmaciens aimeraient vendre des masques en tissu
A défaut de vendre des masques chirurgicaux, les pharmaciens aimeraient vendre des masques en tissu © Radio France - Arno Visconti

L'académie nationale de médecine préconise le port immédiat du masque sans attendre la date du 11 mai et le début programmé du déconfinement.

Cet avis est partagé par Franck Blandamour, le Président de l'Ordre des Pharmaciens de Normandie. 

"Ce serait une recommandation vraiment très utile si l'on considère que les gouttelettes de salives et les postillons sont les vecteurs principaux de transmission du virus.

Cela paraît complètement logique de se promener avec un masque qui limite les projections."

Franck blandamour regrette l'impossibilité pour le millier d'officines de Normandie de proposer le moindre masque aux patients.

Pas de masques en Pharmacie

"Actuellement on n'a plus le droit de vendre de masques chirurgicaux. Ils sont tous réservés pour les professionnels de santé.

On a demandé de pouvoir vendre des masques barrières en tissus puisque dans le monde de la pharmacie on a des industriels qui savent manier la machine à coudre : tous ceux qui font de l"orthopédie, des bas de contention etc.. ils ont une industrie performante pour travailler les tissus. On a eu des propositions de ces industriels de fabriquer des masques barrières. 

Le souci, c'est qu'on ne peut pas vendre tout dans une pharmacie. On a une liste précise de produits. Et les masques barrières en tissu n'en font pas partie actuellement.

Les gens peuvent éventuellement en faire eux-même. Pour l'instant, nous n'avons pas de solutions à proposer."

Les mesures efficaces contre le coronavirus

"La première mesure barrière c'est de se tenir à distance raisonnable de la personne avec qui on est en face à face. Il faut se tenir à un mètre minimum voire éventuellement un mètre cinquante pour que les postillons n'arrivent pas sur le visage de la personne qui est en face.

L'écharpe devant le visage? C'est mieux que rien mais l'efficacité est vraiment limitée."

La ruée vers le Paracétamol et autre Chloroquinine

Cela nous a vraiment surpris. Le ministre de la santé parle de paracétamol et après c'est la ruée dans les pharmacies pour avoir du paracétamol alors qu'il avait juste dit d'éviter de prendre de l’Ibuprofène en cas de fièvre en période de coronavirus.

Ce n'était pas le paracétamol qui allait soigner le coronavirus. C'était juste éviter un autre médicament. 

A chaque fois que quelqu'un parle dans les médias, nous avons le contrecoup que ce soit pour la chloroquine ou le paracétamol. Il faut faire très attention. Il ne faut pas se précipiter. Il n'y a pas de médicaments miracles contre le coronavirus."

Pas de risque augmenté de pénurie de médicaments

"Actuellement il n'y a pas plus de pénurie que d'habitude. On est d'habitude toujours un petit peu en rupture sur certains médicaments.

Il n'y pas pas plus de risque surtout que la fréquentation de nos officine a largement baissé de l'ordre de 20 à 30%. 

Les gens ne vont plus chez le médecin. On peut supposer qu'ils vivent sur leur stock. Il n'y a pas plus de risque de pénurie supérieure à la normale. "

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