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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : où en est la recherche en Occitanie ?

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Hérault

La recherche sur le Covid-19 ne se fait pas qu'à Paris. De très nombreuses personnes s'activent en Occitanie pour comprendre le virus, stopper sa propagation ou encore évaluer son impact social. France Bleu fait le point sur l'état de la recherche dans la région.

Illustration
Illustration © Radio France - Alain DELPEY/CIT'images

De nombreux travaux sont menés dans la région Occitanie sur le Covid-19, avec plusieurs objectifs : comprendre la maladie, contenir la propagation du virus, tester des traitements ou encore évaluer l'impact social de cette crise. Tour d'horizon.

Au CHU de Toulouse

Au CHU de Toulouse, tout d'abord, il y a énormément de travaux en cours. L'hôpital public s'inscrit dans trois études de grande ampleur : French Covid, Discoveryet Hycovid. French Covid, c'est un processus pour recueillir les tableaux cliniques des patients hospitalisés qui le veulent  bien. Il y en a eu 75 à Toulouse. Discovery est un essai européen dans lequel les patients reçoivent l'un des quatre traitements après tirage au sort (dont la controversée chloroquine). Huit patients toulousains, notamment en  réanimation sont dans cet essai, qui vise 2300 patients au total en Europe, dont 800 en France. Quant à Hycovid, supervisée par le CHU d'Angers, cette étude compare la prise de chloroquine à un placebo, et ce "en double aveugle", c'est à dire que ni les médecins ni les patients ne savent ce qui est pris. Cet essai est menée depuis une dizaine de jours sur quatre patients toulousains. Pour l'instant le CHU n'a pas donné de résultats de ces études, c'est trop tôt dit-il.

Il y a aussi de nombreuses études faites localement par les chercheurs du CHU : des neurologues, diabétologues ou encore des radiologues qui ont croisé les scanners faits avec les tableaux cliniques de 300 patients. Par ailleurs, des "biothèques" sont en train d'être créées au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse : l'idée c'est de collecter les marqueurs immunologiques des patients et de comparer leurs réponses immunitaires face aux virus mais aussi de collecter des données sur le virus lui-même.

Au CHU de Montpellier

Un nouvel essai thérapeutique régional (baptisé Covid'Oc) avec de l'hydroxychloroquine a été lancé au CHU de Montpellier. Il concerne 150 patients de Perpignan à Nîmes en passant par Montpellier et Béziers. "La moitié du groupe va avoir de l'hydroxychloroquine seule et l'autre moitié  le coktail hydroxychloroquine/azithromycine que propose le Pr Didier Raoult à Marseille. Ma question est de savoir, dans l'hypothèse ou l'hydroxychloroquine fait quelque chose, si l'association à l'azithromycine fait mieux que la monothérapie", explique le Professeur Jacques Reynes chef du service des maladies infectieuses du CHU de Montpellier. Les premiers résultats sont attendus à la fin du mois d'avril.

Des universitaires sur le pont

Et du côté des universités où en est-on ? A Paul Sabatier, la fac scientifique de Toulouse, pas moins d'une dizaine d'équipes de recherches s'activent. Certains tentent de mettre en place un modèle mathématique expliquant la propagation du virus, d'autres travaillent sur des tests de dépistage, d'autres testent l'efficacité de certaines cellules souches pour trouver un possible traitement. 

Et parce qu'il n'y a pas que le corps qui compte en cette période, le projet "Epidemic" propose  un questionnaire en ligne pour mesurer les effets  sociaux et psychologiques de la pandémie et du confinement.

Il y a aussi une initiative qui n'est pas de la recherche à proprement parler mais qui peut sans doute l'aider :  celle d'étudiants en médecine et pharmacie toulousains qui en collaboration avec des urgentistes du CHU  de Toulouse ont créé le site FLATTEN COVID. Il a pour vocation de rassembler toutes les dernières informations par rapport au virus avec des fiches, des vidéos, des newsletters de manière détaillée et pédagogique.

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Et un vaccin ?

A notre connaissance, il n'y a pas de recherche actuellement en Midi-Pyrénées sur un vaccin. "Si tout se passe bien, un vaccin sera disponible l'an prochain", a déclaré sur France Bleu le professeur Christophe d'Enfert, directeur scientifique de l'Institut Pasteur à Paris.

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