Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : ouverture de la vaccination aux plus de 18 ans, pas simple de contenter tout le monde

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Depuis ce mercredi les plus de 18 ans peuvent se faire vacciner contre le Covid-19, quand il reste des doses disponibles et sur rendez-vous. Le docteur Hervé Ruinart, médecin généraliste et représentant du syndicat MG France dans la Marne était l’invité de France Bleu Champagne Ardenne.

Vaccination contre le covid ouverte à tous à partir de 18 ans
Vaccination contre le covid ouverte à tous à partir de 18 ans © Radio France - annie le fleouter

La campagne de vaccination contre le coronavirus s’accélère. Depuis ce mercredi, les plus de 18 ans peuvent se faire vacciner quand il reste des doses disponibles et à condition qu’ils prennent rendez-vous la veille pour le lendemain. Pour les rendez-vous sur le long terme, les personnes de plus de 50 ans et les personnes qui présentent des comorbidités restent prioritaires.

Le rythme s’accélère dans les centres de vaccination alors que dans les cabinets médicaux c’est plus compliqué. Mais l’envie de se faire vacciner est là.  "Ah oui. On sent bien tous les jours dans nos cabinets qu’il y a une volonté des personnes à se faire vacciner. D’ailleurs, on est déçu de ne pas pouvoir les honorer. C’est vraiment dommage parce que les problèmes de vaccin dans les cabinets c’est un problème qui a l’air d’être purement Français. Mais ce qui est important c’est de noter que les personnes sont mobilisées. Nous [les médecins généralistes] on est prêts, donc il faut nous donner le matériel pour travailler", dit Hervé Ruinart, médecin généraliste à Reims et représentant du syndicat MG France dans la Marne.

Pas simple de satisfaire toutes les demandes

Maintenant que les plus de 18 ans peuvent se faire vacciner, sur le terrain, la mise en œuvre s’annonce complexe pour satisfaire tout le monde. "Effectivement, les gens de plus de 18 ans sans pathologie d’accord, mais cela va être très compliqué parce que les centres ont peu de doses et ils ont déjà des gens à recontacter. Donc les sites comme Vitemadose ça peut dépanner mais ça va être un peu compliqué. Et puis d’autre part, il y a toutes les pathologies qui sont prioritaires pour les 18-50 ans", estime le docteur Ruinart. 

En fonction de l’âge ou des pathologies quel mode de vaccination choisir ? Plutôt en centre de vaccination ou plutôt chez les médecins généralistes ou les pharmaciens ? "Tout est ouvert", répond le docteur Ruinart.

"Il ne faut pas faire une ségrégation entre les centres de vaccination et les médecins généralistes. Les généralistes sont désarmés parce qu’ils n’ont pas assez de vaccins. On va leur donner le Moderna probablement à partir du 24 mai,  mais probablement en quantité limitée. Le Pfizer, c’est un peu plus compliqué pour des questions d’acheminement des produits mais tout n’est pas complètement fermé de ce côté-là. L’Astra Zeneca est malheureusement en perte de vitesse. Je pense qu’on va pousser le Moderna dans les semaines à venir. Je pense qu’il faut revacciner les premières vaccinations qu’on a faites avec l’Astra Zeneca. Le vaccin Jansen, on en a très peu mais c’est un vaccin qui est efficace, un peu moins quand même sur le variant sud-africain et brésilien. L’avenir est vers l’ARN mais il ne faut pas jeter l’Astra Zeneca parce qu’il a rendu service jusqu’à présent à beaucoup de gens", poursuit Hervé Ruinart.

Quid de la deuxième dose pour la vaccination à l’Astra Zeneca

Certaines personnes qui ont reçu une première dose d’Astra Zeneca se demandent parfois quelle seconde dose se faire administrer. "Le problème c’est que logiquement, le schéma c’est une première dose d’Astra Zeneca et une deuxième dose d’Astra Zeneca. Le schéma Astra et Moderna a été expérimenté en Moselle parce qu’ils avaient des variants indiens. Donc après, c’est au libre choix du médecin. Le problème c’est qu’il faut avoir du Moderna. On est quand même laissé à notre jugement. C’est vrai que si les vannes s’ouvrent pour du Moderna, je pense que beaucoup de médecins généralistes convertiront la deuxième injection", dit le docteur Ruinart.

Réécoutez l'interview du docteur Hervé Ruinart sur France Bleu Champagne Ardenne

Choix de la station

À venir dansDanssecondess