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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : pas d'inquiétude à Bourg-Blanc après le confinement d'une quinzaine de personnes

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Par , France Bleu Breizh Izel

Quinze personnes, dont une dizaine d'enfants, sont confinés chez eux à Bourg-Blanc depuis leur retour ce vendredi d'un séjour à La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, foyer du coronavirus. Cette mise en "quatorzaine" n'inquiète pas les habitants de cette commune finistérienne de 3400 habitants.

Une quinzaine d'habitants de Bourg-Blanc sont confinés chez eux depuis leur retour ce vendredi d'un séjour à La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie.
Une quinzaine d'habitants de Bourg-Blanc sont confinés chez eux depuis leur retour ce vendredi d'un séjour à La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie. © Radio France - Maïwenn Bordron

La vie suit son cours à Bourg-Blanc, près de Brest, dans le Finistère, après le confinement de seize habitants dans la commune depuis ce vendredi.  Ils sont rentrés d'un séjour à La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, un des foyers du coronavirus.  Ces 11 enfants et ces 5 adultes les accompagnant ne présentent aucun symptôme du virus mais vont rester chez eux 15 jours par mesure de précaution. À Bourg-Blanc, les autres habitants de la commune ne sont pas inquiets par cette situation inédite, mais ils n'en peuvent plus d'entendre parler du coronavirus.

"Un mauvais moment à passer"

L'information a vite circulé dans cette petite commune de 3400 habitants : ce vendredi midi, seize habitants de la commune ont été placés en confinement à leur retour d'un séjour à La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie. Parmi les personnes mises en "quatorzaine", le temps de la durée d'incubation du coronavirus, il y a notamment des élus municipaux, qui accompagnaient les enfants lors du séjour. C'est le cas de la femme d'Olivier, un employé du bar-tabac de Bourg-Blanc.  Le confinement va perturber leur quotidien pendant quatorze jours. "On vit presque séparé dans la même maison, on dort séparément, on ne se touche pas", détaille-t-il derrière son comptoir. Il affirme que sa femme qui est fonctionnaire, est en arrêt maladie le temps du confinement. Cet employé du bar-tabac n'a pas reçu de consignes, il continue de venir travailler. 

"Certains sont étonnés de me voir au travail. Mais je leur dis qu'on n'allait pas me confiner, on n'a pas confiné tous les gens qui étaient dans l'avion parce qu'ils étaient avec eux aussi. C'est juste un mauvais moment à passer", sourit-il. Selon lui, les clients ne sont pas inquiets, seule une habituée ne lui a pas dit bonjour comme d'habitude. En face de lui, de l'autre côté du comptoir, Pascal, un autre client, s'emporte face à ce type d'attitude : "C'est du grand n’importe quoi. Lorsqu'un collègue arrive, je vais lui serrer la main, ce n'est pas à cause du corona que je ne vais pas lui serrer."

Olivier, salarié du bar-tabac de Bourg-Blanc, doit vivre séparé avec sa femme, sous le même toit, car elle fait partie des 16 personnes placées en confinement après leur retour de La Balme-de-Sillingy.
Olivier, salarié du bar-tabac de Bourg-Blanc, doit vivre séparé avec sa femme, sous le même toit, car elle fait partie des 16 personnes placées en confinement après leur retour de La Balme-de-Sillingy. © Radio France - Maïwenn Bordron

Il y a juste une personne qui ne m'a pas fait la bise ce matin.                
Olivier, employé du bar-tabac de Bourg-Blanc

Les clients refusent de voir la psychose s'installer et accusent les médias de trop parler du coronavirus. Ils n'entendent pas changer leurs habitudes, en se privant d'une bière ou d'un café au bar-tabac de la commune. "On ne va pas s'arrêter de vivre, ce n'est pas pensable. Si j’ai les symptômes, j'appellerai le 15 et on verra. Je ne vais pas vivre cloîtré chez moi pendant trois semaines, c'est débile", grommelle Georges, un client de 62 ans. 

D'autres habitués comme Élodie, qui habite Coat-Méal, une commune voisine, s'interroge plutôt sur le confinement de ces seize habitants à Bourg-Blanc. "Ils ont croisé du monde à l'aéroport. Si on veut aller vraiment dans l'extrême, il aurait fallu les laisser là où ils étaient pour 14 jours supplémentaires", lance-t-elle. Cette habitante de 50 ans travaille dans le secteur de la petite enfance, elle n'affirme n'avoir reçu aucune consigne. Preuve, selon elle, qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir.

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