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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : pas de saturation mais le CHRU de Tours reste en vigilance

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Par , France Bleu Touraine

Le CHRU de Tours a vu une progression du nombre des hospitalisations des cas Covid. Il est en vigilance.

Le CHRU de Tours reste vigilance face à la situation de crise sanitaire.
Le CHRU de Tours reste vigilance face à la situation de crise sanitaire. © Radio France - Boris Compain

Le contamination au coronavirus est en progression en Indre-et-Loire. Le taux d'incidence est désormais de 176 cas pour 100.000 habitants dans le département, de 213 dans la métropole. Il est encore plus élevé pour les plus de 65 ans : 290 dans la métropole. Une situation qui se détériore avec l'ombre d'une possible hausse des cas de contaminations au variant. Quatre aujourd'hui ont été détectés à Tours. Au CHRU de Tours, le nombre de patients augmente mais "doucement" assure la direction.

61 patients Covid sont aujourd'hui hospitalisés dans l'établissement de santé dont 35 en réanimation. Un nombre en hausse. Il y a 15 jours, ils étaient entre 45 et 47. Une progression qui reste pour l'instant "moins importante qu'en mars-avril dernier et lors de la seconde vague" précise Marie-Noelle Gérain-Breuzard, la directrice générale du CHRU de Tours. Ces dernières semaines, il n'y a pas eu non plus de transferts de patients d'autres établissements de santé de France. 

Le CHRU qui sert également d'"entonnoir" surtout aux urgences. Sur 800 à 850 personnes se présentant à l'accueil, 20 % sont des suspicions de cas Covid. 

Le CHRU reste en vigilance

Une situation qui impose de la vigilance. Il reste peu de marge reconnait l'établissement de santé en cas de vague de patients ces prochains jours. Le risque dans ce cas-là est d'amputer du personnel des autres services toujours en activité malgré la crise. Une crise qui a donné lieu à des embauches au sein de l'établissement de santé.  Depuis le début de la crise et pour palier à ses effets, 200 personnes ont été prises en CDD pour la plupart. 

Parmi eux : 50 professionnels de santé venues en renfort, 32 agents en charge du bon respect des mesures barrière et permettant le filtrage à l'accueil.  Quatre personnes sont aujourd'hui employées pour faire fonctionner la plateforme téléphonique de l'hôpital. Aussi, près de 35 agents et professionnels ont été embauchés pour le drive, les tests et le bon fonctionnement des centre de vaccinations. Enfin 21 techniciens de laboratoires sont chargés d'analyser les prélèvements des tests Covid.

Un doublement des doses de vaccins pour février

Avec la crise, le CHRU poursuit la campagne de vaccination pour les personnels de santé dans ces centres. Depuis début janvier, 1 107 vaccinations ont été prodigués aux soignants dont 32 % de médecins et 24 % d'infirmières de plus de 50 ans. 1 579 professionnels de santé extérieur ont également reçus une injection. 

Des vaccinations permises par la réception "entre le 28 décembre et le 18 janvier, de 11 700 doses", précise Marie-Noëlle Gerain-Breuzard, la directrice générale du CHRU. "Et du 25 janvier au 28 février, il est prévu d'en recevoir le double, soit environ 26 000. Cela va permettre les premières injections et de faire les deuxièmes pour les personnes qui ont reçu la première".  Dans les Ehpad dépendant du CHRU, 50-60 % des résidents ont été quant à eux vaccinés.

Pas de reconfinement

La vaccination reste la "seule arme" pour vaincre la Covid-19 assure Zoha Maakarounn, infectiologue et responsable des centres de vaccination rattachés au CHRU. Mais ces derniers jours, des variants circulent dans le pays. Quatre cas de variants anglais ont été comptabilisés à Tours selon l'infectiologue. Une situation qui pose la question d'un possible reconfinement. 

Un nouveau confinement "deviendrait probablement une nécessité absolue" si la circulation du variant anglais du coronavirus augmentait "de façon sensible" en France, a indiqué le ministre de la Santé. "Si la part de (ce) variant devait augmenter de façon sensible et que nous devions suivre une trajectoire à l'anglaise, le confinement deviendrait probablement une nécessité absolue", a déclaré Olivier Véran devant la Commission des lois du Sénat.  

Un reconfinement que ne juge pour l'instant pas nécessaire le professeur Louis Bernard, chef de service des Médecines internes-Maladies Infectieuses au CHRU de Tours. "On est pas à ce stade. Nous ne sommes pas dans un système anglais. Ils avaient tout ouvert. Le couvre-feu de 18h et la prudence que l'on a au jour le jour me paraissent plus adaptés que de tout fermer."

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