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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : pénurie de gel et razzia sur les pâtes dans les Pyrénées-Orientales

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Après les masques, c’est au tour des gels hydro-alcooliques d’être en rupture de stock dans les Pyrénées-Orientales. Certains habitants commencent aussi à faire des stocks de nourriture. Pour l'heure, aucun cas de coronavirus n'est signalé dans le département.

Les gels hydro-alcooliques sont en rupture de stock dans les Pyrénées-Orientales
Les gels hydro-alcooliques sont en rupture de stock dans les Pyrénées-Orientales © Radio France - François DAVID

Ne cherchez plus ! Les gels hydro-alcooliques sont en rupture de stock depuis le week-end dernier dans toutes les pharmacies et les supermarchés des Pyrénées-Orientales. C'était déjà le cas pour les masques depuis le milieu de la semaine dernière. Face aux craintes d'épidémie de coronavirus, de nombreux habitants ont voulu anticiper et faire des stocks.

"Le téléphone sonne sans arrêt : des clients cherchent désespérément du gel et des masques", témoigne Françoise Rouve, pharmacienne à Estagel et co-présidente du syndicat des pharmaciens. "Nous tentons de les rassurer. Un lavage de main avec du savon est aussi efficace que du gel, à condition de le faire soigneusement et régulièrement."

Pharmacien à Perpignan et co-président du syndicat, Gabrice Mejdali recommande de se laver les mains "une dizaine de fois par jour, en frottant au moins une trentaine de secondes". Selon lui, il y a peu d’espoir que les pharmacies soient réapprovisionnées en gel ces prochains jours, ou alors "au compte-gouttes".

Début de psychose

Ce lundi soir à 19 heures, aucun cas de coronavirus n’est encore signalé dans les Pyrénées-Orientales. Pourtant, face au risque d’épidémie, un début de psychose semble s’installer. 

Dans l’agglomération de Perpignan, les supermarchés observent un afflux de clients désireux de faire des stocks. Ce lundi, vers 15 heures, un reporter de France Bleu Roussillon a constaté un "embouteillage" au rayon pâtes de l’hypermarché Leclerc, au nord de Perpignan. Des clients remplissaient des caddies de spaghettis et de coquillettes. En rayon, certaines références n'étaient plus disponibles.

À l’hypermarché Carrefour de Claira, c'est plutôt le rayon des boites de conserve qui semblait assez dégarni ce lundi après-midi, notamment les cassoulets et les raviolis. Dimanche, un supermarché du centre-ville avait vu son rayon surgelés dévalisé. "Mais pas de panique : il n’y a aucun risque de pénurie dans le département", assure le responsable d’un supermarché contacté par France Bleu Roussillon. "Les rayons vides sont immédiatement regarnis, et il y a des stocks importants."

A Millas, des parents refusent d’envoyer leur enfant au collège

Un début de psychose est également observé dans le Ribéral : plusieurs parents d'élèves ont décidé de ne plus envoyer leurs enfants au collège Christian-Bourquin de Millas. Ils ne comprennent pas pourquoi des élèves, de retour d’un voyage scolaire à Naples, dans le sud de l’Italie, n’ont pas été exclus de l’établissement pendant deux semaines.

Dans un mail adressé à l’ensemble des parents d’élèves, et dont France Bleu Roussillon s’est procuré une copie, le principal de l’établissement "appelle solennellement à une rationalisation des inquiétudes et réactions (…) Je suis témoin d'actes et raisonnements qui virent à de graves ostracisations envers nos élèves et personnels qui reviennent de Naples."

Le chef d’établissement rappelle que ces élèves ont séjourné à 800 km des zones à risque. "Il serait totalement irresponsable de ma part de priver des élèves de 15 jours de cours alors que leur cas ne relève pas de ceux soumis aux dispositions officielles." 

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