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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus - Plan blanc à l'hôpital de Pau : "Les priorités sont de libérer des lits et du personnel"

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le directeur du Centre hospitalier de Pau a précisé les objectifs et conséquences concrètes du déclenchement du "plan blanc" à l'hôpital. Les soignants sont "sereins au travail", mais inquiets de voir la situation se dégrader.

L'hôpital de Pau a déclenché son "plan blanc" ce lundi. 36 malades de la Covid sont hospitalisés dont un enfant, 3 sont en réanimation.
L'hôpital de Pau a déclenché son "plan blanc" ce lundi. 36 malades de la Covid sont hospitalisés dont un enfant, 3 sont en réanimation. © Radio France - Manon Claverie

"Le déclenchement du plan blanc a deux objectifs : libérer des lits pour des patients Covid et mobiliser du personnel". Le directeur du Centre hospitalier de Pau (Pyrénées-Atlantiques), Jean-François Vinet, a justifié ce mercredi le redéclenchement du "plan blanc" en début de semaine par un nombre de patients "qui croît de jour en jour" dans les services de l'hôpital. 

Les formes graves n'épargnent pas les jeunes

Depuis la mi-septembre, le nombre de passages de malades de la Covid-19 par jour aux urgences est passé d'une dizaine à 29 ce lundi. Un tiers du service est désormais occupé par des patients contaminés. Le nombre d'hospitalisations en service "tiède" est passé de 5 à 10 mi-septembre, à 36 ce mercredi dont un enfant. Le service de réanimation compte entre 3 et 7 malades de la Covid par jour depuis ce vendredi 25. 

Le chef du service de réanimation, le Docteur Antoine Romen, remarque que ses patients ne sont pas forcément âgés. "La plupart ont entre 40 et 75 ans. Très peu ont 80 ans ou plus. Nous avons même depuis quelques semaines quelques patients âgés de 30 à 40 ans. Et la majorité de nos malades n'ont aucun facteur de risque particulier si ce n'est un peu de tension", explique-t-il. 

Davantage de lits Covid à l'hôpital

Le premier objectif du "plan blanc" est d'accroître la capacité d'accueil de malades de l'hôpital. Le service de réanimation, par exemple, varie déjà entre 95 et 100 % d'occupation. Cinq lits supplémentaires doivent donc être ouverts en plus des 20 actuels. "Si besoin, nous pourrons même ouvrir des réa éphémères à la clinique de Navarre ou à l'hôpital d'Oloron", explique Antoine Romen. 

Une 3e unité Covid doit aussi ouvrir pour ceux qui ne nécessitent pas une prise en charge en réanimation. "Pour ce faire nous avons fermé un service de chirurgie fin septembre", explique le directeur. Le centre hospitalier commence également à déprogrammer des interventions chirurgicales ou des rendez-vous médicaux, pour redéployer le personnel sur les services Covid. "Mais, contrairement à la 1e vague, nous le ferons par paliers", explique la présidente de la Commission médicale Valérie Revel. "Cette fois-ci nous n'arrêterons pas toutes les activités d'un coup. Nous avons accumulé beaucoup de retard, surtout en chirurgie, et cela a aggravé certains cas." Malgré une activité "historiquement élevée" en septembre, ce retard n'a pas encore été rattrapé. 

Des renforts de personnel difficiles à trouver

Le second objectif du "plan blanc" est de mobiliser du personnel pour prendre en charge les patients. Or le virus circule, aussi, parmi les soignants. 22 d'entre eux sont positifs (8 infirmières, 7 aides-soignantes, 7 médecins), "en arrêt de travail ou en éviction", précise Jean-François Vinet, sur les 2 800 agents que compte l'hôpital. Contrairement au printemps, où un certain nombre d'élèves infirmiers, dont les écoles étaient fermées, avaient pu venir en renfort travailler en tant qu'aides-soignants, ce n'est plus le cas cet automne. "Mais nous avons trouvé un moyen de nous organiser avec les stagiaires, indique le directeur : sur 8 semaines de stage, ils en passeront 2 à aider les aides-soignants". Il reconnaît tout de même "qu'il va être très difficile de faire appel à la réserve sanitaire étant donné que le virus circule désormais partout. Pour nous, les renforts, ce sera beaucoup en interne".  

Les médecins, pour l'instant "sereins", attendent les annonces présidentielles

Malgré une situation sanitaire tendue, les chefs des services d'infectiologie, des urgences et de réanimation se disent "sereins au travail". Ils attendent avec impatience les restrictions sanitaires que devrait annoncer le président de la République ce mercredi soir, qui permettrait au moins de diminuer l'afflux de patients hors Covid (un reconfinement, par exemple, diminue le nombre d'accidents de la route) et ralentirait la circulation du virus. 

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